27 octobre 2007
Fontaine Guérard
premier aperçu
Entre quiétude cistercienne et… autres souvenirs
La chanson du vent, le cours paisible de l’Andelle, l’écho du silence des pierres… Les Cisterciennes durent bien aimer ce vallon que la nature semble leur dédier ; que le XIIe siècle leur offrit. Que la Révolution leur reprit, laissant par derrière elle d’émouvants vestiges.
le portillon
Passez donc la porte du clos. Vous découvrirez l’église dont la chapelle latérale conserve le sceau d’un généreux et royal donateur, saint Louis. Puis le parloir, la salle capitulaire ogivée, le dortoir doté d’une superbe charpente en berceau. Où que votre regard se pose, le gothique normand s’offre à vous dans sa merveilleuse perfection.
salle capitulaire
refectoire
dortoir
vue d'essemble
Mais voyez la chapelle Saint-Michel ~ Cette chapelle expiatoire érigée sur un cellier troglodyte par le seigneur d’Hacqueville après qu’il fit ici même exécuter son épouse.
chapelle
cellier troglodyte
Non, décidément, la Fontaine-qui-Guérit ne sauva guère plus la malheureuse qu’elle n’apaisa la fièvre assassine du hobereau ! Là pourtant poussent le pin et le marronnier dont les branches s’enlacent au souvenir de légendaires amants… A chacun son histoire, la vôtre vous invite à poursuivre cette promenade.
les arbres amants maronnier et pin
totalement imbriquée l'un dans l'autre
Le prieuré de bénédictines de la Fontaine Guérard a été établi vers 1135, à l'emplacement d'une source au débit important, appelée "fontaine-qui-guérit", qui est l'origine du nom de l'abbaye.
la source
En 1189, il reçoit une importante donation du comte Robert de Leicester. Cela permet de construire l'église et les bâtiments monastiques. En 1207, le monastère est rattaché à Cîteaux. L'église est consacrée en 1218.
l'église
intérieur de l'église
clé de voute
gisant
sceau d'un royal et généreux donateur
chapiteau
entrée latérale de l'église
tags de moniales
Le monastère devient abbaye en 1253. En 1399, un drame agite la communauté : Marie de Ferrières, retirée dans l'abbaye, est assassinée sur ordre de son mari, Guillaume de Léon. Celui-ci, pour expier son crime, reconstruit une chapelle de l'abbaye, la chapelle Saint Michel, édifiée au-dessus des celliers.
Durant le XVIe siècle, la situation financière et spirituelle de l'abbaye se dégrade. L'amélioration permise au début du XVIIe siècle par l'abbesse Bigards de La Londe est de courte durée. On dispose de peu d'indications sur l'état des bâtiments à cette époque. On sait simplement que des travaux ont été effectués en 1742 et qu'un incendie a eu lieu en 1756.
belles arcades
salle capitulaire
contre jour
jolie sortie
vue de l'arrière du batiment
Les dépendances et le manoir abbatial qui existaient encore à la révolution ont été détruit entre 1793 et 1820 par le propriétaire de l'abbaye, Guéroult. Les matériaux ont été utilisés pour la construction d'une filature voisine. En 1937, le domaine sur lequel se trouve l'abbaye est confié à l'armée du salut. Le site est classé monument historique.
"Cathédrale" usine de Guéroult, à proximité de l'abbaye
Filature Levavasseur
23 octobre 2007
Château de Bizy
Le château de Bizy se trouve à Vernon (Eure).
Au Moyen Âge, le fief de Bizy appartient aux sires de Blaru. Il passe ensuite, au XIVe siècle, à la famille Jubert. Le 8 octobre 1596, le roi Henri IV y est reçu par cette famille et, en 1675, Michel-André Jubert de Bouville, conseiller d'État, obtient l'érection de la seigneurie en marquisat et se fait construire un château, bâtiment de plan allongé, couvert d'ardoises, flanqué de deux pavillons plus élevés et précédé de deux perrons en fer à cheval.
En 1721, le duc de Belle-Isle (1684-1761) , petit-fils du surintendant Fouquet, qui a reçu en échange des terres de Belle-Isle les comtés de Gisors, Les Andelys et Vernon, entre en possession du domaine. Le duc, qui devint maréchal de France en 1741, agrandit le domaine et y fait réaliser des travaux considérables qui valent à Bizy le surnom de « Versailles normand ». Il crée une avant-cour en terrasse et demi-lune, l'avenue des Capucins qui relie le château à la Seine, fait aménager l'ensemble du petit parc et du parc de chasse. Il envisage la reconstruction du château et confie à l'architecte Pierre Contant d'Ivry le soin d'édifier, entre 1741 et 1743, la basse-cour avec les écuries inspirées de Versailles et le bassin pédiluve. Le 21 septembre 1749, le maréchal reçoit à Bizy la visite de Louis XV et de Madame de Pompadour.
À sa mort en 1761, son domaine revient au roi qui, en 1762, l'échange au comte d'Eu contre la principauté souveraine de Dombes. A sa mort, en 1775, le comte d'Eu lègue le domaine à son cousin Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse. A partir de 1783, le duc fait de fréquents séjours à Bizy ; en 1792, il s'y installe avec sa fille la duchesse d'Orléans. C'est là qu'il meurt tranquillement dans son lit en 1793.
Le château, confisqué comme bien national en prairial an VI (1797), est vendu à des marchands de biens qui détruisent le corps de logis. En 1805, le général Le Suire rachète le domaine et fait construire un nouveau logis, plus modeste, en avant de la basse-cour (côté Nord-Est).
En 1817, la duchesse d'Orléans, qui rachète ses biens vendus sous la Révolution, rentre en possession de Bizy que son fils, devenu Louis-Philippe Ier en 1830, hérite à sa mort en 1821 : il rajoute deux ailes à l'édifice, restaure les anciens bâtiments, crée un parc à l'anglaise et plante de nombreux arbres. Le roi y séjourne souvent, s'y rendant parfois en chemin de fer à partir de la mise en service d'une ligne, en 1843.
Le château, confisqué comme bien national en prairial an VI (1797), est vendu à des marchands de biens qui détruisent le corps de logis. En 1805, le général Le Suire rachète le domaine et fait construire un nouveau logis, plus modeste, en avant de la basse-cour (côté Nord-Est).
En 1817, la duchesse d'Orléans, qui rachète ses biens vendus sous la Révolution, rentre en possession de Bizy que son fils, devenu Louis-Philippe Ier en 1830, hérite à sa mort en 1821 : il rajoute deux ailes à l'édifice, restaure les anciens bâtiments, crée un parc à l'anglaise et plante de nombreux arbres. Le roi y séjourne souvent, s'y rendant parfois en chemin de fer à partir de la mise en service d'une ligne, en 1843.
En 1858, les biens de la maison d'Orléans, confisqués par Napoléon III, sont mis aux enchères Bizy est acquis par le baron Fernand de Schickler, beau-frère du duc d'Albufera, alors maire de Vernon. En 1860, il fait reconstruire la partie centrale du logis, peut-être par l'architecte William White, dans un style néo-classique très italianisant, peut-être inspiré du palais Albani de Rome. Un salon est spécialement aménagé pour recevoir des boiseries peintes, provenant, selon la tradition, du château de Bercy. En 1909, le baron de Schickler lègue Bizy à son neveu Louis Suchet, quatrième duc d'Albufera, qui achève le château en fermant la cour d'honneur par deux ailes. Le château est resté depuis lors dans la famille Suchet d'Albufera.
Du bâtiment original subsistent les superbes écuries et une grande partie du jardin avec ses nombreux jeux d'eau : bassin de Neptune, buffet d'eau, fontaine de Gribouille, fontaine des chevaux marins, etc.
Le chateau possède une collection de calèche
Poulet en cocotte aux reinettes et Calvados
Poulet en cocotte aux reinettes et Calvados
Temps total: 1 heure 45 minutes
Temps de préparation: 15 minutes
Temps de cuisson: 60-90 minutes
Coût: raisonnable
Difficulté: très facile
Ingrédients pour 4 personnes
1 beau poulet vidé
500 g de pommes reinettes
50 g de beurre
8 petites échalotes
10 cl de Calvados
1 jus d'orange pressé
sel et poivre du moulin
Préparation
Assaisonner l'intérieur du poulet, le ficeler.
Dans une cocotte ou au four avec le beurre, faire colorer le poulet sur toutes ses faces. Le cuire 20 minutes en le retournant et en l'arrosant fréquemment.
Verser le Calvados et flamber. Ajouter le jus d'orange.
Vider, éplucher et couper les pommes en 6 ; disposer autour du poulet avec les échalotes. Terminer la cuisson doucement, arroser souvent - environ 40 à 70 minutes selon la grosseur du poulet.
Découper le poulet et dresser en assiette ou en plat de service le poulet entouré de pommes. Arroser du jus de cuisson et servir aussitôt.
Absolument délicieux et très facile.............
Teurgoule
Teurgoule
Difficulté : Facile
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 150 minutes
Pour: 6 personnes
teurgoulle (rapide)
Ingrédients :
* 200 gr de riz rond
* 200 gr de sucre semoule
* 2 cuillères à café de cannelle
* 20 cl de crème liquide
* 2 l de lait entier
Préparation :
* Allumer le four (150/180°).
* Dans un plat allant au four, mettre le riz rond puis le sucre semoule et la canelle.
* Verser le lait entier et la crème et mélanger.
* Mettre le plat dans le bas du four et laisser cuire 2 h 30.
Le conseil du chef :
Faire tremper le riz rond dans de l'eau pendant 10 minutes.
bien plus rapide et tout aussi délicieux que le plat traditionnel............
22 octobre 2007
Deauville
Deauville est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France. Ses habitants s'appellent les Deauvillais(es).
Casino
Avec son casino, ses champs de courses, son port, sa marina, son centre de congrès, ses villas ses hôtels et ses discothèques, Deauville est une des plus fameuses plages normandes. Elle est souvent associée avec sa vis-à-vis Trouville-sur-Mer, son chef-lieu de canton, de l'autre côté de la rivière la Touques.
champ de courses
Le village appelé tout d’abord « Dosville » était disposé autour de l’église Saint-Laurent, dont la partie la plus ancienne remonterait au XIIe siècle. En 1850, il existait une dizaine de fermes, 26 maisons, et une centaine d’habitants qui vivaient de l’agriculture et de l’élevage. Trouville, sa voisine, était un village de pêcheurs. Les marais, situés en contrebas du village et sur lesquels allait s'édifier le futur Deauville, servait à faire paître les vaches et les moutons.
maison d'Eugène Boudin
Le casino, lieu de rencontres et de mondanités, connut des soirées de gala réputées, ainsi qu’une grande activité dans les salles de jeux. La période des Années Folles marque le sommet de cette réussite avec des grands personnages comme Alphonse XIII d'Espagne ou bien encore André Citroën. Dans les années 1930, Deauville ne fut pas épargnée par la crise internationale qui atteint la France. Monsieur Fossorier, maire à l’époque, réagit en élaborant un programme d’économies.
Le Casino
Tenu par le groupe Lucien Barrière, le casino se situe au niveau de la piscine olympique, et face à la mer. Il est voisin de plusieurs hôtels prestigieux du même groupe.
les plaches
La plage
La longue plage s'étend de la marina Port Deauville jusqu'aux communes voisines à l'ouest. Tout le long, se trouve les cabines baptisées du nom d'acteurs de cinéma et "les planches", une promenade. Depuis la plage, on peut voir le port du Havre, surtout sa partie industrielle. A l'ouest, on distingue le littoral normand jusqu'au Cotentin.
la plage et ses parassols bigarer
En arrière de la plage, on trouve des installations sportives : centre équestre, tennis, piscine olympique, jeux pour enfants ; ainsi que des lieux de soins (thalassothérapie), et des espaces verts avec parkings.
les cabines aux noms de stars
De l'autre côté de la route, les façades des grands hôtels et belles maisons s'étalent, avec notamment le casino.
hôtel de Normandie
L'hippodrome
L'hippodrome Deauville-La Touques
La ville
Le centre commerçant de la ville s'organise autour d'un plan à peu près orthogonal, mais cassé par deux diagonales : la rue Désiré Le Hoc et la rue Gambetta. On y trouve restaurants, boutiques franchisées d'habillement et d'aménagement de la maison de marque et de luxe.
restaurant protéger
C’est dans les années 1960 que Deauville prit conscience de son image et de ses atouts, mais également de la nécessité de s’adapter aux exigences d’une nouvelle clientèle. Michel d'Ornano succéda à la mairie à Robert Fossorier, et Lucien Barrière à son oncle, François André.
Les résidences secondaires fleurirent en remplacement des grandes villas, ce phénomène s’étant accentué grâce à l’extension de la bretelle de l'autoroute A13 jusqu’à Deauville.
environnement
Chronologie
Eté 1858 : Le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, fut invité à Trouville-sur-Mer par son médecin, le Docteur Oliffe qui dirigeait le salon du Casino de Trouville-sur-Mer. Morny saisit l’opportunité d’exploiter ce rivage de sable et de marais, pour créer à cet endroit la ville de Deauville. Ainsi se forma une association d’hommes venus d’horizons différents, dont le but était, selon les mots mêmes de Morny, de créer « le royaume de l’élégance ».
Aux côtés de Morny et du Dr Oliffe, on trouvait également Anatole Demidoff, prince de San Donato, mari de la princesse Mathilde, M. Donon, un banquier parisien, directeur de la banque ottomane, qui sut trouver les fonds nécessaires à l’opération, et M. Breney, un architecte parisien inspiré par le Baron Haussmann, qui dressa les plans de la future ville et devint le premier maire du grand Deauville
En 1860, la société immobilière constituée par ces hommes racheta à la commune les marais pour la somme de 800 000 francs or. en quatre années, de 1860 à 1864, « Deauville sortit des sables »
1862 : création du champs de courses par le Duc de Morny (propriétaire de la Société d’Encouragement)
1863 : première liaison en chemin de fer Paris-Deauville
1864 : pose de la première pierre de l’église Saint Augustin de Deauville. Première course de chevaux sur l’hippodrome de Deauville-La Touques
cabines
1865 : inauguration de l’église de Deauville
1899 : création du premier golf de Deauville nommé "old course ou golf club". Il était situé à la sortie ouest de la ville, entre l'actuelle avenue de la République et le coteau. Un tiers du terrain était sur Deauville et les deux tiers du terrain étaient sur Bénerville. Il a fonctionné jusqu'à l'entre-deux guerres, supplanté par le "new golf" devenu le golf Barrière.
1911 : Désiré Le Hoc, maire de Deauville, veut donner un nouvel essor à la ville en la modernisant. Il fut appuyé dans cette démarche par Eugène Cornuché
1912 : construction de l’hôtel Le Normandy Barrière et du casino
1913 : construction de l’hôtel Le Royal Barrière
1923 : création de la « Promenade des Planches » en bois exotique (l’azobé)
1927 : décès d’Eugène Cornuché, François André prend la direction des grands établissements de Deauville (hôtels et casino).
la mairie
1928 : inauguration du champs de courses de Deauville-Clairefontaine.
1929 : construction de l’hôtel du Golf Barrière et aménagement du terrain de golf le ceinturant.
1931 : inauguration de l’aéroport de Deauville - Saint-Gatien. À la même époque, le chemin de fer local obtient de se faire construire l’actuelle gare, qui, à l’époque, semblait d’architecture révolutionnaire.
La navigation de plaisance connaît également un essor important, un bassin est spécialement aménagé à cet effet.
1940-1944 : l’état-major allemand réquisitionne les hôtels Normandy et Royal et occupe les plus belles villas
coucher de soleil à Deauville
1944 : libération de la ville par les troupes belges et passage de la Brigade Piron, dont le pont séparant Deauville de Trouville garda le nom
1962 : Michel d'Ornano devient maire
1964 : construction de la piscine (eau de mer chauffée à 27°)
1972 : le bassin des yachts étant à saturation, construction d’un nouveau port en eau profonde équipé de marinas : Port-Deauville
1975 : création du Festival du Cinéma Américain
1977 : Anne d'Ornano succède à son époux à la tête de la mairie de Deauville. L’aménagement des lais de mer (la double promenade le long de la plage agrémentée de jardins et de parkings), et la rénovation des deux places phares de la station (la place Morny et la place de la Mairie) ont contribué à l’embellissement de la ville
1989 : création du festival musical Swing in Deauville
1992 : inauguration du Centre International de Deauville (CID), le nouveau palais des congrès
1997 : création du Festival de Musique de Pâques
1999 : création du Festival du film asiatique
belles maisons
2001 : Philippe Augier succède à Anne d'Ornano à la Mairie de Deauville
2002 : rénovation de la place du Marché et de l'Office de Tourisme. Création de l'Août Musical (campus musical des jeunes musiciens), des concerts d'hiver et de la programmation culturelle de Deauville à l'année
2003 : premier meeting d'hiver sur l'hippodrome de Deauville-La Touques. De décembre 2003 à janvier 2004, le calendrier des courses est complété de dix réunions supplémentaires, grâce à la création d’une piste spéciale en sable fibré et huilé qui peut être utilisée toute l’année. Deauville s'engage dans une démarche de sauvegarde de son environnement en créant une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP). Construction d'une piste de sable fibré huilé sur l'hippodrome de Deauville-La Touques permettant d'accueillir des courses en hiver
2004 : Deauville renforce sa politique culturelle en créant le salon du livre « Livres et Musiques »
la piscine d'eau de mer
plage
vue sur Deauville de la plage
Deauville vue par Eugène Boudin
21 octobre 2007
L' Armada Rouen 2008

le site est ouvert:
lien vers mes albums:http://naninet.canalblog.com/albums/armada_de_rouen/index.html
http://naninet.canalblog.com/albums/jeux_de_voiles/index.html
http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2007/08/07/5832496.html
18 octobre 2007
Chateau de Martainville
Le château de Martainville Martainville, à Martainville-Epreville, à 15 km à l'est de Rouen, se situe au croisement des routes de Paris, Beauvais et Dieppe, « au milieu d'une belle campagne fertile de bons blés » (Thomas Corneille). L'ensemble manorial qu'il constituait au XVIe siècle est relativement bien conservé.
Histoire
Jacques Le Pelletier (env. 1446-1511) fait l'acquisition de la seigneurie de Martainville le 23 mars 1482. Depuis Léon de Glanville et Michel Mollat, on sait que Jacques appartient à la grande bourgeoisie marchande de Rouen. Il est installé avec son frère cadet Richard rue aux Ours, paroisse Saint-Cande-le-Jeune, dans le grand hôtel offert par leur père. Héritiers en 1480 de l'une des plus grosses fortunes de la ville, les deux frères font fructifier leurs biens en exportant de l'étain en Angleterre et du blé au Portugal, en spéculant sur le sel breton, en marchandant aux foires de Lyon et en armant des navires pour la Méditerranée. Leurs bénéfices de marchands sont réinvestis en maisons de rapport, en rentes foncières et en de nombreuses terres et seigneuries situées dans les environs de la capitale normande, en particulier autour du fief de Martainville. L'entrée de Jacques au Conseil de la ville, d'abord comme quartenier en 1492, puis comme conseiller-échevin en 1493 (jusqu'en 1496), marque l'apogée de sa carrière. À cette charge, il apporte son avis sur de nombreux sujets et oriente la politique de Rouen.
En 1511, Jacques décède sans descendance directe et laisse toutes ses possessions dont Martainville à son neveu Jacques II Le Pelletier (1485-1545), qui détient l'importante charge de vicomte de l'eau à Rouen. La famille, qui obtiendra du roi, en 1571, le droit de changer son nom de Le Pelletier en celui de la terre de Martainville, demeurera propriétaire de la seigneurie jusqu'au XVIIIe siècle. Les seuls travaux documentés concernent la restauration du bâtiment principal au début du XXe siècle. Les fenêtres et les lucarnes, refaites en 1939 telles que Claude Sauvageot les avait restituées sur le papier en 1867 d'après les vestiges encore en place, retrouvent leurs proportions ; les allèges abaissées et les meneaux disparus sont recréés ; un complément apocryphe, un bâtiment à deux niveaux couvert en appentis adossé au côté sud, est détruit en 1917 ; enfin, à l'intérieur du logis, les cloisons ajoutées au XVIIe siècle pour créer de nouvelles pièces, plus petites, sont retirées. Ces travaux de restauration sont poursuivis dans les années 1950.
Les collections exposées au château ont été acquises dans le but de satisfaire l’ambition de créer un musée dédié aux traditions et arts normands. Elles restituent l’évolution du mobilier régional.
Les salles du rez-de-chaussée et du premier étage présentent de nombreux objets usuels (poterie, verrerie et dinanderie, étains normands, faïence de Rouen) et des meubles remarquables, caractéristiques du mobilier normand : coffres (du moyen âge au 17ème siècle), malles et coffrets peints, armoires de mariage rouennaises, cauchoises, des 17ème, 18ème et 19ème siècles.
Les présentations du second étage visent à distinguer au fil des salles les productions et coutumes locales propres aux différents pays de Haute-Normandie : le pays de Caux, le pays de Bray, les pays d’Eure, le littoral et le Petit Caux (ivoires de Dieppe).
Le troisième étage est consacré à l’habit et au linge normands : tissu (coton, lin, laine), broderie, dentelle, costume (vêtements quotidiens ou de fêtes), coiffes et bijoux.
L’ensemble des collections offre une excellente représentation de la diversité et des spécificités de l’artisanat et des modes de vie normands du 15ème au 19ème siècle.
bonne visite, Nanie
16 octobre 2007
Honfleur
Honfleur est une commune portuaire normande (département du Calvados) située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, en face du Havre, tout près du débouché du Pont de Normandie. Ses habitants sont les Honfleurais.
Elle est surtout connue pour son vieux port pittoresque, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d'ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont notamment Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l'École de Honfleur qui contribua à l'apparition du mouvement impressionniste. L'église Sainte-Catherine, qui possède un clocher séparé de l'édifice principal, est la plus grande église en bois de France.
La commune est classée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris.
Étymologie
Le suffixe « -fleur » vient d'un mot d'origine nordique « floth » signifiant : estuaire ou bras de mer (proche du mot fjord). Le terme « Hon- » viendrait, quant à lui, d'un patronyme.
Historique de Honfleur Une ville nichée dans un écrin de verdure Située entre deux collines, sur la rive gauche de l'embouchure de la Seine, Honfleur se niche dans un "écrin de verdure", comme l'écrivait Henri de Régnier. Épargnée par les destructions de la seconde guerre mondiale, la vieille cité, au passé historique prestigieux, conserve aujourd'hui tout son charme. Son port, ses vieilles rues, ses musées et ses monuments historiques et religieux sont les témoins d'une richesse architecturale, fondements de la renommée internationale de la ville. Les Origines "HONNEFLEU", ancien nom de la ville, puise son origine dans la langue des Vikings. Les étymologistes en ont fait diverses interprétations, le mot "HON" ou "HONN" était probablement un patronyme, alors que le terme "FLOW" qui signifiait anse, crique ou petit estuaire en norois, a évolué pour devenir "FLEU", puis "FLEUR" (comme dans les noms de communes peu éloignées Barfleur, Harfleur...). Cette situation de port d'estuaire et de port de mer a déterminé sa double vocation : la défense du fleuve royal et le départ des grandes aventures sur la mer océane. Néanmoins, l'origine de Honfleur demeure mal connue Le premier document écrit date de 1027, il émane de Richard III, Duc de Normandie. Un autre document, conservé à Londres, prouve qu'un siècle après la conquête du Duc Guillaume, Honfleur avec Rouen, servait de port de transit de marchandises vers l'Angleterre. A la fin du XIIème siècle, la ville possédait quatre paroisses et deux prêtres curés Saint Etienne et Sainte Catherine, Notre Dame et Saint Léonard. Le Temps des Guerres La grande période militaire de Honfleur s'ouvre avec la guerre de Cent Ans. En raison de la position stratégique de la ville, le Roi Charles V décide d'en faire un bastion défensif contre les envahisseurs anglais : il fait effectuer de grands travaux de fortification. D'ailleurs, les armes de la ville sont : De gueules à la tour d'argent surmontée d'un tourbillon de même, accostée de deux fleurs de lys d'or, au chef de France. Pendant le règne de Charles V et de Charles VI, la forteresse joue un rôle défensif, à l'entrée de la Seine face à celle de Harfleur. Le port servit durant cette époque de base de départ à plusieurs expéditions militaires en Angleterre. Honfleur, prise en 1419 par les anglais, fut occupée jusqu'en 1450 et libérée par les troupes de Charles VII. La construction de l'église Saint-Étienne fut terminée en 1432, pendant l'occupation anglaise. Quelques années plus tard, une expédition de représailles aboutit au saccage de la ville anglaise de Sandwich, aujourd'hui jumelée avec Honfleur.(Photo ci-dessus vitrail de l'église Saint Etienne illustrant l'incendie du château de Gonneville sur Honfleur par les troupes fidèles au Roi de France). A la fin du XVe siècle, la Chapelle Sainte Catherine, détruite pendant le siège de 1450, est remplacée par une église en bois, oeuvre des charpentiers de marine. Les débuts de l'époque maritime Les constructions navales ont toujours tenu une place importante dans l'activité de la cité. Au XVIIIème siècle et jusqu'à la moitié du XIXéme siècle, elles étaient encore florissantes. A la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle, les Rois de France vont contribuer à relever la ville de ses ruines : la glorieuse histoire maritime de Honfleur peut débuter. Les marins honfleurais sont alors parmi les meilleurs du royaume. Ils possèdent dans leur Confrérie la relation rarissime du fameux Marco Polo. Charles VIII écrira d'ailleurs que Honfleur a "le plus grand et le meilleur apport de navires du Pays de Normandie". A cette époque, les grandes aventures et les grandes découvertes se succèdent : en 1503 Binot Paulmier de Gonneville atteint les côtes du Brésil et en 1506 Jean Denis visite Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent. La renommée du port est telle que le bon géant de Rabelais, Pantagruel, s'y embarque pour le Royaume d'Utopie. Les guerres de religion et de la Ligue Elles vont malheureusement générer de grandes perturbations. C'est ainsi que l'église Saint-Léonard où s'étaient réfugiés des Catholiques fut en partie brûlée, ainsi que de nombreux immeubles aux alentours. Aujourd'hui ne subsistent de la construction originelle de l'église en gothique flamboyant que le portail et le narthex. La nef fut détruite en 1594, lors du siège mis devant la ville par Henry IV. Au début du XVIIème siècle sont édifiées l'Hôtel Dieu, sa chapelle et la chapelle Notre Dame de Grâce qui remplace un oratoire du XIème siècle entraîné dans l'éboulement de la falaise au XIVème siècle. Les grandes expéditions continuent Notamment vers le Canada. Les campagnes de pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve et à l'embouchure du Saint-Laurent existaient déjà. Les pêcheurs pratiquaient le troc avec les indigènes. Pierre de Chauvin, Dupont-Gravé, Samuel de Champlain et d'autres armateurs montent de nombreuses expéditions vers ces contrées lointaines. En 1608, Samuel de Champlain monte une expédition au départ de Honfleur qui aboutit à la fondation de Québec. A la fin du XVIIème siècle, la plus grande partie des fortifications est démantelée sur ordre de Colbert et le port s'agrandit : l'ancien havre devient bassin à flots, construit sur les plans de Duquesne. C'est le Vieux Bassin d'aujourd'hui. Au XVIIème et XVIIIème siècles, le port prospère grâce au commerce avec le Canada, les Antilles, les côtes africaines et les Açores. Pendant toute cette période, Honfleur est un centre très actif de pilotes, d'armateurs, de négociants et même de corsaires. trois grands Greniers à Sel sont édifiés Par autorisation de Colbert, ils remplacent d'anciens Greniers plus petits. Construits pour recevoir le sel de la Gabelle et le sel nécessaire à la pêche, les murs sont constitués de pierres provenant de la destruction des remparts. Seuls deux Greniers subsistent encore. A la même époque, la maison du Lieutenant du Roi, aujourd'hui connue sous le nom de Lieutenance, est construite sur le bassin de la porte de Caen. Durant cette période, deux grandes figures de marins ont illustrés Honfleur : Pierre Berthelot, "pilote major et cosmographe du Roi du Portugal", devenu Moine sous le nom de "Denis de la Nativité", martyrisé à Sumatra, béatifié en 1900, et Jean-François Doublet, Officier de la Royale, corsaire et compagnon du dunkerquois Jean Bart. Par le traité de Paris qui mit fin à la guerre de Sept ans, la France perd le Canada : l'activité du port s'en ressent. Le commerce avec les Antilles s'amplifie. Honfleur est au XVIIIème siècle le 5e port négrier de France. Les guerres de la Révolution et de l'Empire ruinèrent presque complètement le port. La paix revenue, l'essor commercial reprit avec dans la première moitié du XIXe siècle l'importation du bois du Nord et plus tard des bois exotiques. Le Temps des Peintres Le XIXème siècle va donner à Honfleur un nouveau titre de gloire. Dès le début du siècle, des peintres, influencés par les paysagistes anglais, travaillent à Honfleur. Ils sont attirés par la beauté du cadre et par le pittoresque de la vie du port. Camille Corot, Eugène Isabey, Paul Huet furent parmi les premiers à y séjourner. Autour d'Alexandre Dubourg et d'Eugène Boudin, nés à Honfleur respectivement en 1821 et 1824, se forme un cercle artistique dont le lieu de rendez-vous est la Ferme Saint-Siméon. Boudin y dessine au pastel ses célèbres ciels de l'estuaire, tant admirés de Baudelaire. Courbet, Monet, Jongkind s'y retrouvent lors de rencontres amicales (de 1850 à 1875) désignées maintenant sous le nom de "l'École de Honfleur", considérée à juste titre comme un des berceaux de l'Impressionnisme. Dans la seconde moitié du XIXème siècle naissent à Honfleur l'historien Albert Sorel, le poète Henri de Régnier tous deux Académiciens, Lucie Delarue-Mardrus, l'humoriste Alphonse Allais et le musicien Erik Satie, l'un des pères de la musique moderne. Enserrée entre deux collines, la ville s'est étendue petit à petit d'une part vers la mer et d'autre part vers l'arrière pays et les plateaux qui la dominent. L'arrivée du Pont de Normandie qui relie les deux rives de l'estuaire va créer un nouvel axe européen de communication Nord/Sud, confortant l'avenir industriel et touristique de Honfleur. Honfleur, Port du Pays d'Auge et Porte de la Côte Fleurie, garde son cachet originel qui inspira de nombreux poètes et écrivains : "J'aime le quai de Honfleur et son air vieille France Ses pignons écaillés, le porche à pans de bois, Ce logis aux toits bruns qui fut la Lieutenance." Édouard Herriot "Honfleur jadis en plein espoir, ses grands marins portant en sise, ne saurait aujourd'hui déchoir avec ses peintres et ses poètes."
Bien que ville modeste, Honfleur est le berceau de grands hommes, essentiellement marins ou artistes. Plus que tout autre, Eugène Boudin, un des précurseurs du mouvement Impressionniste et Erik Satie artiste de génie, auront marqué de leur empreinte l'Art sous bien des formes.
L'Art religieux est particulièrement présent à Honfleur. Les quelques ensembles religieux qui ont pu résister aux diverses agressions du temps et des hommes en sont les meilleurs témoins : parmi eux, l'église Sainte-Catherine et son clocher séparé.
Vieille de plus de 1000 ans, Honfleur, dont l'histoire fut jalonnée par les guerres, est faite de constructions, de destructions et de reconstructions. Toujours tournée vers la mer, de multiples témoins de son histoire nous sont parvenus : la Lieutenance illustre l'aspect stratégique de la ville tandis que les Greniers à Sel soulignent son importance économique. Mais Honfleur a également été le point de départ de nombreux candidats à l'aventure comme le fut Samuel de Champlain.
Les églises
Il existe à Honfleur plusieurs églises qui font toute la richesse du patrimoine religieux de la ville
L'ensemble religieux du quartier Sainte-Catherine, formé d'une église et d'un clocher séparé de l'église par la place.
L'église Saint-Etienne situé autour du Vieux Bassin, sur le quai Saint-Etienne est la plus ancienne église de Honfleur.
L'église Saint Léonard.
La Chapelle de l'hôpital .
La Chapelle Notre Dame de Grâce située sur la Côte de Grâce.
Le manoir Conty
Le manoir Conty remonte au XVIème siècle. Il est situé à Vasouy. Il fut probablement construit par Jean de CONTY sieur du Mont, bourgeois de Honfleur après avoir acheté plusieurs terres au seigneur du lieu. Pierre PENIN de la RAUDIERE en donne une description en 1967 dans la revue "Le Pays d'Auge", "Deux fenêtres comportaient visiblement des meneaux de bois qui ont été rétablis. Devant la fantaisie de la construction, du balcon surplombant, des trois portes gothiques flamboyantes, on serait même tenté de penser au XVème siècle, mais l'entablement de la première fenêtre au nord comporte, à l'extérieur un entrelac Renaissance qui ne permet pas de remonter plus haut que François Ier."
En 1924 est crée par Pierre PENIN de la RAUDIERE le prix du manoir Conty qui récomposait le meilleur livret de drame lyrique. Jules CHANCEL pour son livret "L'Espérade" eut alors en 1924 la possibilité de séjourner gratuitement dans le manoir Conty pour une saison. Propriété d'Yves NAT compositeur puis du peintre Roland OUDOT, elle est détruite par un incendie en 1999. Ses "vestiges" s'élèvent toujours sur la route reliant Honfleur à Trouville.
Propriété privée classée Monument Historique le 5 mars 1927.
Le manoir du Désert
Le manoir du Désert situé sur le Plateau de Gonneville date du XVème siècle et aurait été construit par une famille d'armateurs les LE DANOIS. Il tient son nom des zones de défrichement qui furent effectuées dans les forêts.
Le logis est à deux niveaux. le rez-de-chaussée est fabriqué de silex noir, avec des pierres beaucoup plus claires, le tout aligné en échiquier irrégulier. Les fenêtres sont carrées et protégées par des grillages de fer. elles datent du XVème siècle. L'étage est construit tout en colombage et pans de bois, qui font le charme des manoirs normands. Une tourelle avec escalier mène à la chambre "du guet". Du côté occidental un balcon de colombage traverse tout l'étage supérieur. Sur les contreforts d'angle, des graffiti représentent des goélettes et de petits navires.
Acheté dans les années 20 par Mademoiselle TURGIS qui en fit don en 1970 à la Société d'Ethnographie et d'Art Populaire "Le Vieux Honfleur". Il est aujourd'hui propriété de la Ville de Honfleur.
Classé Monument historique le 25 septembre 1928.
Le manoir Quiquengrogne
Situé dans la rue de la Bavolle, ce manoir construit à l'époque de louis XIII, sur les ordres de Jean de BOISSERET marquis d'Herblay, de Montigny en Parisis correcteur ordinaire en la Chambre des Comptes de Paris tient son nom de l'expression Quiquengrogne, véritable cri de guerre signifiant qui qu'en veut (se battre) et désignant d'anciennes défenses locales ; l'expression peut également désigner des édifices construits contre l'avis de la majorité.
Jean de BOISSERET transformera très rapidement cette demeure "estivale" en une véritable agence d'enrôlement des colons pour les Antilles, il est en effet propriétaire par moitié des îles de la Guadeloupe, de Marie Galante et de la Désirade.
Le manoir, propriété privée, est classé à l'Inventaire des Monuments Historiques.
Le manoir de Roncheville
Le manoir de Roncheville est construit avant la fin du XIVème siècle, il s’élevait sur la partie sud de la rue Saint Antoine.
Il s’ouvrait vers l’église Notre Dame par deux fenêtres à meneaux et croisillons, deux baies plus simples percées symétriquement sur la cour, dans une maçonnerie en moellons de silex noir, et une porte sous l’actuel porche d’entrée.
Ce corps de logis comportait sans doute un second niveau dès l’origine. Les assises supérieures du damier présentent une légère différence ; plus régulières, elles attestent une reprise manifeste.
Place Arthur Boudin
C’est là que s’élevait jadis l’église Notre Dame
Située au cœur de l’Enclos, elle présente encore aujourd’hui l’aspect d’une petite place tranquille. C’est là que s’élevait jadis l’église Notre Dame désignée sous le vocable de Notre Dame des Vases. Cette église, vendue comme bien national puis détruite après la Révolution, possédait une élégante galerie et de belles verrières. Son clocher était surmonté d’une flèche aiguë.
Cette église, déjà mentionnée au XIIème siècle, relate Arthème PANNIER en 1864, était dépourvue de transept et se composait d’une longue nef, avec bas-côtés qui s’arrêtaient à la naissance du sanctuaire. La nef principale, très élancée, avait environ 80 pieds de long. A l’intérieur se trouvait un maître autel, dans le style du XVIIème ou XVIIIème siècle, qui était orné d’un beau tableau du célèbre peintre rouennais JOUVENET. Ce tableau représentant Saint Antoine tenté dans le désert a été lacéré en 1795.
Une halle aux poissons
Une fois l'église détruite la ville fit construire sur la place une boucherie puis une halle à blé qui fut transformé vers 1870 en halle aux poissons. Elle s’y élevait encore en 1949.
Aujourd’hui cette large place est encore entourée de très esthétiques demeures parmi lesquelles l’ancien presbytère Notre Dame et le manoir de Roncheville.
Le manoir de Roncheville
Construit avant la fin du XIVème siècle, il s’élevait sur la partie sud de la rue Saint Antoine. Il était alors la propriété seigneuriale des membres de la famille BERTRAN qui du XIIIème siècle au XIVème siècle gouvernait au destin de la ville.
Ruiné il fut relevé par la volonté de Louis de BOURBON qui en fit sa résidence. Louis de BOURBON fut gouverneur de Honfleur de 1470 à 1486, il mena à bien la reconstruction des fortifications et l’ancien fort du Dauphin. Yves LESCROART président de la Société d’Ethnographie et d’Art Populaire Le Vieux Honfleur (1987)écrit :
" Le rez-de-chaussée du logis appartient à la fin du XVème siècle. Il s’ouvrait vers l’église Notre Dame par deux fenêtres à meneaux et croisillons, deux baies plus simples percées symétriquement sur la cour, dans une maçonnerie en moellons de silex noir, et une porte sous l’actuel porche d’entrée.
La modénature des fenêtres à meneaux et de la porte, ainsi que l’appareil en damier irrégulier sont tout à fait comparable au rez-de-chaussée du manoir du Désert construit sur le Plateau de Gonneville au point de pouvoir attribuer ces deux constructions à un même maître d’œuvre.
Ce corps de logis comportait sans doute un second niveau dès l’origine. Les assises supérieures du damier présentent une légère différence ; plus régulières, elles attestent une reprise manifeste. La présence d’une mince assise semble indiquer la liaison entre les niveaux originels, et vraisemblablement un changement de matériau. Il pourrait s’agir de l’arase supportant primitivement à un étage à pans de bois, selon une pratique très commune à cette région et à la ville de Honfleur en particulier : les similitudes avec le manoir du Désert tendraient à confirmer cette hypothèse."
Une belle cour intérieure
Ce manoir fut restauré à la fin des années 1980 par Simon CHAYE propriétaire. La cour du manoir est occupée par plusieurs galeries d'art.
Sur cette place est également situé l’immeuble de la Communauté de Communes du Pays de Honfleur.
Cet immeuble construit sur l’emplacement du troisième grenier à sel (détruit par un incendie en 1892) est une grande bâtisse de briques et de pierres à deux étages avec balcon et combles mansardés qui abrita au fil des années la Poste de 1894 à 1973, la Perception et l’Office de Tourisme. Il est occupé depuis 2004 par les bureaux de la Communauté des Communes du Pays de Honfleur (CCPH).
Le phare de l'Hôpital
Le phare est élevé en 1853
Il Remplace une tour en bois appelée « la tour à feu », tour qui avait, elle aussi, succédé à un simple réverbère à deux mèches installé par l’hydrographe de GAULLE ingénieur de la marine (1732-1810). Le phare est élevé en 1853 afin de devenir un complément indispensable du phare de Fatouville. Il est allumé pour la première fois le 1er juin 1857.
Le phare est construit sur un socle en granit haut de près de 3 mètres. La tour a au-dessus du sol une hauteur de 25 mètres 50. Elle est construite en pierre blanche de la plaine de Caen. Autrefois (jusqu’en 1908) la tour était surélevée d’une coupole qui abritait la lanterne.
Eteint le 25 septembre 1908, il fut mis en vente. Acquis par un particulier, il devient en 1950 propriété de l’Académie Julian et rénové en 1998.
Il est aujourd’hui propriété de la ville de Honfleur.
Les personnalités
La Ville de Honfleur a la particularité d’avoir été le berceau ou le lieu de séjour de nombreuses personnalités illustres, parmi elles de gauche à droite Eugène BOUDIN, Erik SATIE, Alphonse ALLAIS et Lucie DELARUE-MARDRUS.
ALLAIS Alphonse
Alphonse ALLAIS fils de Charles pharmacien et d'Alphonsine VIVIEN est né le 20 octobre 1854 à Honfleur. Epoux de Marguerite GOUZEE. De 1857 à 1861 il frèquente l'école dirigée par madame FERRAND rue Brûlée puis obtient son baccalauréat à Caen en 1870. Après plusieurs stages dans la pharmacie paternelle et dans plusieurs officines parisiennes, il s'inscrit en 1876 à l'Ecole de Pharmacie à Paris. Il constitue alors la Société des Hydropathes sous la présidence d'Emile GOUDEAU. En 1878 il rompt avec ses études et se consacre à l'écriture. Auteur de très nombreux contes. Il est l'auteur (liste non exhaustive) de "A se tordre" (1891), "Vive la Vie" (1892), "Le parapluie de l'Escouade" (1894), "Amours, délices et orgues" (1898), "L'affaire Blaireau" (1899), "Le Captain Cap" (1902) etc. Il est décédé le 28 octobre 1905 à Paris, hôtel Britannia.
DELARUE-MARDRUS Lucie
Lucie DELARUE fille de Georges avocat et de Marie Louise JAZET est née le 3 novembre 1874 à Honfleur. Epouse de Joseph MARDRUS. Femme de lettres. La famille, quoique installée dès 1880 à Paris, revient très fréquemment à Honfleur, lors des vacances. Après son mariage en 1900, elle s'installe à Honfleur au Pavillon de la Reine. Infirmière bénévole à l'hôpital de Honfleur au cours du premier conflit mondial. Grande voyageuse, elle reste très profondément attachée à sa terre natale qu'elle quitte en 1936 pour Château-Gontier où elle s'éteint le 26 avril 1945. Elle repose dans le cimetière Sainte Catherine de Honfleur. Bibliographie (liste non exhaustive) : "Occident" (1900), "L'Ex-voto" (1921), "Le roman des six petites filles" (1909), "Graine au Vent" (1926), "Sainte Thérèse de Lisieux" (1926), "Hortensia dégénéré" (1929), "Les amours d'Oscar Wilde" (1929).
FROMAGE CHAPELLE Paul Aimé
Dit LAURENCIN. Fils de Victor navigateur et d'Aimée HUART. Il est né à Honfleur le 10 janvier 1802. Homme de lettres. Il fait ses études au Collège de Lisieux, puis entre dans le corps des commissaires de marine, section des Colonies. Il quitte alors la France métropolitaine pour la Martinique, où il travaille dans le bureau du gouverneur dès 1818. En 1826 il retourne en France et s'installe à Paris. Il publie alors plusieurs articles dans le journal satirique "La Caricature", le "Figaro" et le "Petit Journal". Auteur de 198 pièces de théâtre, parmi lesquelles "Les Lanciers" (1832), "Ma femme et mon parapluie" (1834), "Le sire de Baudricourt" (1841), "Peau d'âne" (1838) et de deux opéras-comiques en collaboration avec DELAPORTE "Monsieur et Madame Denis" et "66" musique de Jacques OFFENBACH. Il est décédé à Monaco en 1890 et inhumé au cimetière de Colombes.
de REGNIER Henri
Henri de REGNIER fils d'Henri douanier et de Thérèse du BARD de CURLEY est né le 28 décembre 1864 à Honfleur. Epoux de Marie de HEREDIA. Il fait ses études au Collège Stanislas à Paris, bachelier en 1893, il entre à la faculté de droit. Admis dès 1885 chez Mallarmé. Membre de l'Académie Française (1911) et commandeur de la Légion d'honneur (1925). Auteur (liste non exhaustive) de "Poèmes anciens et romanesques" (1890),"Les jeux rustiques et divins" (1897), "La médaille d'argile" (1900), "La sandale ailée" (1906), "Le miroir des heures " (1911). Il est décédé le 23 mai 1936 à Paris.
SOREL Albert
Albert SOREL fils d'Emile négociant et de Mahilde LECARPENTIER est né le 16 août 1842 à Honfleur. Il fait ses études au collège Rollin de Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il entre à la faculté de droit, et est auditeur libre à l'Ecole des Chartes. Licencié en 1864, il quitte la France pour découvrir l'Europe et particulièrement la Prusse. A son retour, il est nommé attaché d'ambassade. Il est secrétaire du Comte de CHARAUDY en 1870, secrétaire de la Commission des Archives Diplomatiques (Ministère de la Guerre) en 1874, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1889 et de l'Académie Française en 1894. Il est décédé le 29 juin 1906 à Paris.
lien vers l'album: http://nanienormandie.canalblog.com/albums/honfleur/index.html
Flan aux pommes à la canelle
Pour 4 Personne(s)
Temps de préparation : 25 min
Temps de cuisson : 55 min
Ingrédients :
5 pommes Breaburn
20 cl de crème fraîche liquide
10 cl de lait entier
6 oeufs
50 g de sucre en poudre
Pour la pâte brisée :
1 pincée de sel
10 g de sucre en poudre
1 c. à café de cannelle en poudre
Accord vin :
un Jurançon (blanc, Sud-Ouest)
Préparation :
*Préparez la pâte brisée :
Versez la farine dans un saladier, creusez un puits et déposez au centre le beurre, le sucre, le sel et la cannelle. Ramenez progressivement la farine au centre tout en pétrissant l'ensemble. Ajoutez l'eau et pétrissez la pâte sans trop la travailler. Formez une boule et mettez-la au frais dans un film transparent. Idéalement, préparez votre pâte la veille.
*Préparez la garniture
Préchauffez le four th.6 (180°C).
Beurrez un moule à tarte, étalez la pâte et garnissez le moule. Piquez le fond avec une fourchette. Passez le fond de tarte au four pendant 15 min. Sortez la pâte du four et laissez-la refroidir.
Pendant ce temps, préparez votre crème à flan : mélangez au fouet le lait, la crème, les oeufs et le sucre pour obtenir un mélange mousseux. Pelez les pommes, coupez-les en quatre, ôtez le coeur et coupez-les en lamelles.
Garnissez le fond de tarte des lamelles de pommes en les chevauchant puis versez la préparation de crème à flan par-dessus. Mettez à cuire environ 40 min.
Servez tiède.
Omelete Normande
préparation: 15 mn
cuisson: 15 mn
6 oeufs, 3 pommes reinettes, 1 cuil à soupe de crème, 50 gr de beurre,
50 gr de sucre, 1 verre à liqueur de calvados, sel, poivre.
Dans une poêle, faire revenir doucement 25 gr de beurre, les pommes épluchées et coupées en dés.
Battre les oeufs avec la crème, saler et poivrer légèrement.
Dans une seconde poêle faire fondre le reste de beurre, quand il est bien chaud, verser la moitié du
mélange oeufs crème. Laisser prendre 2 mn environ.
Ajouter les pommes et recouvrir du reste du mélange.
Finir la cuisson en veillant à ce que l'omellette n'attache pas.
La faire glisser tout en la roulant sur le plat de service.
Saupoudrer de sucre. Arroser de calvados et faire flamber.Si le coeur vous en dit vous pouvez ajouter
à ce plat des champignons types girolles et une petite sallade de mâche, ce sera encore meilleur.
Servir assitôt et maintenant régalez-vous !























































































