Belle, belle, belle Normandie

19 octobre 2016

Le lac de Rabodanges

Le lac de Rabodanges

 

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L’histoire du lac de Rabodanges commence en 1919, date à laquelle une première étude a été établie par la Société Normande d’études pour l’aménagement du bassin de l’Orne et de ses affluents.

Le lit de l’Orne présente, sur quatre kilomètres, depuis l’entrée jusqu’à la sortie des Gorges de St-Aubert, une déclivité exceptionnelle que l’on ne rencontre nulle part en Normandie: de l’ordre de 40 mètres.
De plus l’étroitesse de la vallée, à l’entrée de ces gorges, jointe à un splendide bassin naturel se développant en amont, a permis aux ingénieurs de projeter l’œuvre ambitieuse d’un barrage et d’une retenue d’eau importante. Le bassin de Rabodanges permet un stockage de 6 millions de m3 d'eau, sur 95 hectares, retenus par un barrage de 160 mètres de long et de 17 mètres de haut. L'ensemble des installations, situé au lieu-dit "Plessis", sur la rive droite de l'Orne, est visible du belvédère dont on accède par un chemin situé à gauche à l'entrée du site.

Le lac artificiel de Rabodanges est le plus grand plan d’eau de Basse-Normandie (Longueur : 6000m ; Largeur : 150m ; Surface : 96 ha ; Profondeur : 10m). Des prairies qui descendent en pente douce vers le lac, deux restaurants dont l’un en surplomb du lac, idéal pour les déjeuners de soleil, les cris des enfants qui jouent sur les structures gonflables, des chambres d'hôtes, une base de motonautisme et son tremplin de saut, des kayakistes qui longent les rives, le passage d’une colonne de cavaliers du club hippique voisin, le bateau croisière glissant doucement sur l’eau calme, des pêcheurs mettant leur canot à l’eau pour remonter vers l’amont du lac, des familles qui s’attardent autour des tables de pique-nique, d’autres qui ont commencé la promenade jusqu’au pont ou, plus loin, vers le belvédère qui domine le barrage...tel est le spectacle offert quotidiennement au visiteurs, dés l’arrivée des beaux jours.

Le lac est classé en 2e catégorie et est connu pour la pêche de nuit de la carpe.

L'ensemble des installations du barrage, situé au lieu-dit «Plessis», sur la rive droite de l'Orne, est visible du belvédère dont on accède par un chemin situé à gauche à l'entrée du site.

 

Barrage de Rabodanges 1

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11 octobre 2016

Beignets aux pommes cannelle

Beignets aux pommes cannelle

Beignets aux pommes cannelle

3 pommes
120g de farine
10cl de lait
1/2 sachet de levure
3 cuillères à café de cannelle
1 pincée de sel
1 oeuf
Huile de friture
Sucre ou sucre glace
 
Recette pour 12 beignets
 
- Verser le lait dans un saladier et ajouter l' oeuf.
 
- Incorporer la farine et la levure.
 
- Mélanger puis ajouter le sel et la cannelle.
 
- Évider et éplucher les pommes.
 
- Couper la pomme en rondelles de 3mm.
 
- Faites chauffer l'huile de friture.
 
- Tremper les rondelles de pommes dans la pâte à beignets.
 
- Plongez-les dans l'huile.
 
- Laissez-les frire 5 à 6 minutes.
 
- Égouttez-les avec un écumoire et posez-les sur un papier absorbant.
 
 - Saupoudrez les beignets de sucre et servez.
 
 Bon appétit!

 

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balades en bord de Seine !

Petit reportage photographique sur les bords de Seine en amont et en Aval de Rouen,l'ambiance, la couleur, tout y est !

 

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Archange

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Bac du Mesnil sous Jumiege 1

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Bords de Seine a Saint Martin

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Connelles dans l'Eure

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Poses, Eure

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04 octobre 2016

Aux Jardins de Plantbessin-Castillon(14)

Castillon dans le Calvados...

Entre Bayeux et Balleroy, les jardins de Castillon ont obtenu le label "jardin remarquable".

Créé par des jardiniers passionnés, les jardins de Castillon sont une succession de jardins thématiques. Jardin de senteurs, jardin oriental, jardin à l'anglaise, jardin en terrasse... mettent en valeur plus de 2000 variétés de plantes. Les perspectives, les bassins et le mobilier de jardin créent le rythme.  

L'histoire commence en 1975 quand Colette et Hubert décident de racheter une pépinière de plantes vivaces. C'est le point de départ d'une aventure avec le lancement d'une pépinière de plantes rares. En 1985, ils créent un premier jardin pour faire partager leur passion dans un cadre merveilleux. En 1999, un deuxième jardin voit le jour, très différent du premier. Ces deux jardins se complètent et permettent aux visiteurs de trouver une très grande gamme de végétaux alliée à un magnifique environnement.
 
Deux magnifiques jardins composent l'ensemble. Le premier est une succession de « chambres ». Plans d'eau, esprit japonisant, anglais ou aromatique.
En pente douce, il se compose de huit jardins ou « chambres » clos qui possèdent chacun une atmosphère personnelle : jardin d'eau, allées fleuries, jardin oriental, jardins de senteurs, pergola, etc.

Le second, composé de trois terrasses successives ponctuées d'ifs topiaires, s'ouvre sur une très belle bordure de graminées. Il se termine par un petit arboretum et labyrinthe en buis. Il oscille entre le type italianisant avec ses ifs taillés et ses trois terrasses successives et le type «à la française » avec ses bordures de buis et son ordonnancement géométrique aboutissant à un labyrinthe. Une superbe plate-bande de graminées subtilement mise en scène donne enfin une atmosphère orientale avec rochers et pins miniatures. La visite s'achève par la pépinière où le visiteur peut trouver et acheter les plantes de son choix.

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07 septembre 2016

Le mont saint michel Bis

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A l'occasion d'un superbe document passer sur RMC Découverte, je l'ajoute au papier fait il y a un bon moment, je mets le lien en bas de page, prenez le temps de regarder ce document, il est vraiment très bien  documenté.

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Depuis des siècles, le Mont-Saint-Michel se dresse au milieu d'une baie immense, théâtre des plus grandes marées d´Europe. Il est le symbole de la résistance aux épreuves du temps. Avec près de 2,5 millions de touristes chaque année, le Mont-Saint-Michel est le troisième site culturel français visité après Versailles et la Tour Eiffel. C´est aussi, un site inscrit au patrimoine mondial de l´Unesco depuis 1979. Plus qu´un simple rocher de granite, le Mont-Saint- Michel incarne le génie architectural des bâtisseurs, et la resistance aux épreuves du temps. Dans ce documentaire, le réalisateur Denis Sneg propose un autre regard sur le Mont-Saint-Michel, en retraçant 13 siècles d´architecture et de défis humains. Pour raconter les étapes de la construction de celle que l´on surnomme la « Perle de l´Occident », ce documentaire s´appuie sur des prises de vue exceptionnelles au Mont et en Normandie, des entretiens avec des historiens, scientifiques et architectes et des créations 3D du monument reconstitué au fil des siècles.

Plus qu’un simple rocher de granite, le Mont-Saint-Michel est le symbole d’un monde en perpétuel changement; il incarne le génie de l’homme, la beauté universelle et la résistance aux épreuves du temps. Dans ce documentaire, le réalisateur Denis Sneg propose un autre regard sur le Mont-Saint-Michel, en retraçant 13 siècles d’architecture et de défis humains.

En s’appuyant sur les recherches d’historiens, scientifiques et amoureux du Mont, il tentera de comprendre comment cette «Merveille de l’Occident » a résisté à chaque époque et sur quels fondements scientifiques reposent ses légendes

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07 avril 2016

L’abbaye des Conards de Rouen

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Fête des fous, 1559, d'après Brueghel gravé par Pieter Van der Heyden

L’abbaye des Conards de Rouen

Parmi les réjouissances populaires du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance, il est une célébration qui va très certainement remporter votre suffrage, c’est la bien nommée fête des Conards !

Cette joyeuse fête était célébrée à une époque « où la gaieté était de bon aloi en France, aussi bien dans l’église qu’à la cour et à la ville [et] une fois l’an les portes du cloître étaient enfoncées, et les religieuses dansaient avec les clercs ». Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce genre de fantaisies se déroulaient bel et bien durant les jours gras du carnaval (depuis la dernière semaine de janvier jusqu’à Mardi-gras), cette période de liesse populaire héritée du paganisme (Saturnales et Lupercales). Souvenez-vous de l’élection du pape des fous racontée par Victor Hugo dans son roman Notre-Dame de Paris (1831). Le titre de fou, « était donné à chacun des associés d’une confrérie de bouffons, jouissant, à certaines époques de l’année, du privilège de tout dire et de tout faire. Les membres se recrutaient dans l’ordre civil, et surtout dans le clergé ». Ces manifestations carnavalesques, communément appelées fête des Fous étaient ainsi célébrées dans de nombreuses villes de France, chacune ayant ses spécificités propres. Ainsi à Paris les gais lurons honoraient la Mère-Sotte, ceux de Dijon la Mère-Folle, les Poitevins célébraient la fête des Barbatoires tandis que celle des Diacres soûls se déroulait à Reims. Si Paris avait ses Turlupins, ses Badins ou encore ses Enfants-sans-soucis, la ville de Rouen quant à elle, avait son abbaye des Conards ! Pour autant, Rouen n’avait pas non plus le monopole des Conards, on retrouve la présence de cette atypique confrérie dans d’autres villes normandes telles Cherbourg, Caen, Évreux, mais aussi au Puy-en-Velay ! Cependant, les Conards de Rouen étaient célèbres et reconnus pour leur talent puisqu’on sait que « la ville et ses faubourgs possédaient de nombreux farceurs de métier, dont plusieurs allaient jouer jusqu’à Paris ». La grande classe, vous dis-je !

À Rouen, ces fêtes paillardes étaient célébrées depuis le XIIIe siècle par les prédécesseurs de l’abbaye des Conards, la société des Coqueluchers. Ces derniers, majoritairement issus du clergé, tenaient leur drôle de nom du coqueluchon qu’ils portaient sur la tête, le fameux capuchon à longues oreilles garnies de grelots qui fut par la suite adopté par les Fous et les bouffons professionnels.

Soufflets pétardiers sur l'envers et l'endroit d'un même étendard de la Mère Folle, Bourgogne, XVIIe siècleSoufflets pétardiers sur l’envers et l’endroit d’un même étendard de la Mère Folle, Bourgogne, XVIIe siècle

Nos Coqueluchers, se prêtaient à des grivoiseries indicibles puisqu’on sait que leur fondateur, un dénommé Dom de la Bucaille et qui n’était autre que le prieur de l’abbaye de Saint-Taurin, rendait des petites visites coquines à l’abbesse de Saint-Sauveur et que « dans les communautés des deux sexes, on présidait à l’élection d’un abbé fou et d’une abbesse folle ». Ensuite, il y eut des histoires d’épousailles interdites entre moines et moinesses, des affaires pas très chrétiennes… Bref, tout ce charivari monastique finit par se voir interdit en 1245 par Odon Rigaud, l’archevêque de Rouen, avant de réapparaître au milieu du XIVe siècle sous le nom d’abbaye des Conards. Certains affirment que le doux sobriquet de Conards, ou Cosnards, était une allusion aux cornards, ces maris cocus qui étaient la risée du voisinage. Une chose est cependant certaine, au moment où se déroule notre histoire, un conard est un homme « sot et facétieux ». Mais ne vous fiez pas trop vite à cette définition, car les Conards de Rouen, vous allez le voir, étaient loin d’être débiles. Ils étaient d’ailleurs craints et redoutés par toute une partie de la population.

En effet, le talent de ces amuseurs était de dévoiler au grand jour les désordres sociaux et les tares de la bonne société ; et mieux valait se méfier de ces « malins et infatigables enquêteurs ». Organisés et bien renseignés, ces joyeux drilles traquaient les écarts de conduite et les déviances de leurs contemporains pour mieux les dénoncer, sur les places et dans les rues, et les livrer en pâture aux ricanements des badauds. Adultère, cocufiage, vol, crime… rien ne leur échappait ! Ils se moquaient éhontément des rois, des papes, du haut clergé et n’hésitaient pas à s’attaquer au petit peuple, s’il le méritait. Nul n’était épargné ! Malhonnêtes et goujats, pendant « les huict iours de Conardie », faisaient profil bas. Rouen devenait alors la proie de ces foldingots : « à eux la ville tout entière, ses rues, ses places, ses habitants, sa chronique maligne ; à eux, par privilège exclusif, la censure, la chaire de morale, la chaire même de vérité, si je l’ose dire ; car la cité ne voulait plus, maintenant, entendre qu’eux ». Et ce privilège dont nous parle ici Amable Floquet, auteur de l’Histoire des Conards de Rouen, c’est bien une autorisation officielle délivrée par le Parlement de Rouen, autorisant leurs mascarades ainsi que le port de masques (moyennant finance) leur permettant toutes les folies sous couvert d’anonymat.

La fête des Conards

À la tête de cette improbable abbaye se tenait l’abbé Fagot, « monarque universel de tous Conards residans soubs le ciel » qui, à l’approche de la période du carnaval, réunissait auprès de lui ses patriarches et cardinaux en conclave, à l’image du clergé de l’époque. La fête des Conards pouvait alors commencer !

convocation conarde, février 1540. p50. Les triomphes….pngConvocation conarde de février 1540, Les triomphes de l’abbaye des Conards, p. 16.

Les festivités s’ouvraient par une grande parade triomphante dans toute la ville de Rouen. Les Conards alpaguaient les passants en énumérant les excès de la société auxquels le brave peuple était quotidiennement confronté (la mainmise des puissants, le mauvais gouvernement, la hausse des prix, les taxes accablantes, etc.). Trois jours durant, les rues et ruelles de la capitale normande devenaient le théâtre d’un véritable tribunal ambulatoire à huis ouvert. Les péchés et les sottises des petits et grands étaient mis en scène par ces muscadins, costumés et grimés sous les traits de ceux qu’ils accusaient et traînaient dans la fange. Leur modus operandi : des pamphlets, des comédies, des dizains, des huitains, des quatrains endiablés qu’ils déclament ou distribuent directement à la multitude pour une meilleure propagation… Je vous laisse ici vous délecter des nombreuses poésies et pièces de théâtre réunies par Marc de Montifaud dans son ouvrage Les triomphes de l’abbaye des Conards de Rouen.

Le jour du « dimanche gras, qui est le grand, gros, gras, haut et magnifique jour » de la fête des Conards, était également organisé un défilé de chars décorés à la mode antique… L’abbé des Conards, richement costumé, « mitré, crossé, monté sur un char » fermait la marche en exécutant ses bouffonneries sacerdotales tandis que des joueurs de fifres, de tambours, de trompettes et autres braillards accompagnaient cette procession burlesque.

Enfin, le Mardi-gras, les Conards déjeunaient à la halle aux Draps (aujourd’hui appelée halle aux Toiles) sous la présidence de leur « grandissime, magnifiquissime et potentissime sieur abbé », tout en écoutant de pieuses lectures selon la tradition monastique. Bien évidemment, en guise d’évangile nos larrons se régalaient de la lecture de Pantagruel. Après le banquet, place était faite aux farces et comédies, aux danses et aux morisques… Leurs mises en scène, pleines de reproches contre les bourgeois et autres personnalités jugées grotesques de la ville, s’achevaient par l’élection du plus vilain bougre de Rouen. Ce dernier se voyait alors décerner une crosse d’abbé et subissait un lynchage en règle. À titre d’exemple le grand vainqueur de l’année 1541 était un couillon qui, « faute d’argent, avait joué sa femme aux dés ». Diantre…

Malheureusement, quand les Conards se lâchent, il y a souvent de la casse.

Bulletin religieux de l'archidiocèse de Rouen p. 396Bulletin religieux de l’archidiocèse de Rouen, p. 396.

Malgré la royale protection octroyée par le bon roi Henri II qui s’était amusé de leurs « subtils dictons et plaisantes moralités » lors de son entrée en triomphe dans Rouen en 1550, les insolences des Conards ne font toutefois pas l’unanimité ! Alors, ça grogne… Très rapidement, les Conards et leur humour redoutable deviennent le fléau des autorités religieuses (notamment l’importante communauté protestante de Rouen) et parlementaires, qui condamnent sans pitié leurs impiétés. C’est que les Conards s’insurgent contre l’autorité et remettent en cause la justice et le pouvoir royal (et donc divin), comme au travers de cette moralité rouennaise intitulée Église, Noblesse et Pauvreté qui font la lessive.

Alors on a tout d’abord délicatement essayé de faire taire ces gentils conards, en leur demandant de se ranger, de cesser leurs âneries et de suivre une autre pratique :

gentils conards.pngExtrait d’un chant royal rapporté dans le Bulletin philologique et historique jusqu’à 1715 du Comité des travaux historiques et scientifiques, p. 407.

Finalement, le Parlement (dont les membres étaient régulièrement ciblés par les parodies des Conards) finit par leur interdire le port des noms et habits ecclésiastiques, puis l’Église s’en mêla et le coup de grâce fut donné par la décision du cardinal de Richelieu de dissoudre l’abbaye et ses Conards aux alentours de 1630.

Aujourd’hui, il ne nous reste que le souvenir ému de ces regrettés Conards, ces rois de la facétie qui, avec leur justice festive et leurs tribunaux burlesques, savaient si gaiement faire la satire des mœurs et des institutions de leur temps en rappelant à tout un chacun les règles de bonne conduite et de savoir-vivre. Considérés comme une société ludique pour leur important rôle d’instance morale, ils s’efforçaient d’offrir à leurs contemporains, ne fût-ce qu’une fois l’an, le droit jouissif de tout dire et de tout faire, de se défouler que diable ! Il me semble qu’une telle confrérie luttant activement et avec éloquence contre l’obscurantisme et la crainte des puissants aurait tout à fait sa place de nos jours ; et si être Conard c’est faire acte de « résistance écrite ou parlée à toute sottise, à tout engouement, à tout principe menteur, à toute flatterie puérile envers une nation, à toute personnalité présomptueuse, à tout élément jésuitique qui tente de s’introduire au milieu de nous », alors je signe sur-le-champ !

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et partage cet article à foison !

MA BIBLIO :

BARABÉ Alexandre-Théodore, Recherches historiques sur le tabellionage royal : principalement en Normandie et sigillographie normande en XXIV planches, H. Boissel, 1863.

CARRÉ DE BUSSEROLLE Jacques-Xavier, Notice sur l’abbaye des Conards, confrérie célèbre qui existe en Rouen du quatorzième au dix-septième siècle, Librairie Nouvelle, 1839.

CORVISIER André, Une société ludique au XVIe siècle : l’abbaye des Conards de Rouen, Annales de Normandie, volume 27, numéro 2, 1977.

FLOQUET Amable, Histoire des Conards de Rouen, bibliothèque de l’école des Chartes, volume 1, numéro 1, 1840.

LA FONTAINE Jean (de), Œuvres de J. de La Fontaine, Tome 4, Nouvelle édition revue sur les plus anciennes impressions et les autographes[…], Hachette, Paris, 1897.

MONTIFAUD Marc, Les triomphes de l’abbaye des Conards : avec une notice sur la fête des fous, 1874.

RIGOLLOT Marcel Jérôme, Monnaies inconnues des évêques des innocens, des fous : et de quelques autres associations singulières du même temps, Merlin, 1837.

Bulletin philologique et historique jusqu’à 1715 du Comité des travaux historiques et scientifiques, Presses universitaires de France, Paris, 1955.

 

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14 décembre 2015

Chapelle Saint Martin de Mieux

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Une véritable Œuvre d’Art


France, Calvados (14), Saint-Martin-de-Mieux, hameau de Saint-Vigor-de-Mieux, chapelle de Saint-Vigor-de-Mieux dite chapelle du Pommier
A 6 km au sud de Falaise, la chapelle Saint Vigor à Saint Martin de Mieux est aujourd'hui une oeuvre d'art aussi appelée "la chapelle aux pommiers".

L'artiste japonnais Kuoji Takubo est tombé sous le charme du site lors de sa 1ère visite en 1987.
Soutenu par des mécènes Français et Japonnais et sur ses fonds propres, il décida de faire de la chapelle du 15e siècle une oeuvre d'art.
Charpente apparente, fresque de pommiers, tuiles de verres de 7 couleurs différentes... font de cette chapelle un lieu de visite unique en Normandie.
Durée de la visite libre : 30 min.

D’allure rustique en harmonie avec les fermes environnantes, la Chapelle de Saint-Vigor-de-Mieux existait déjà à la fin du 13ème siècle.
Remaniée au 15ème siècle par Guillaume de Vanembras, elle subit des modifications et des adjonctions au cours des siècles.
Les membres de la famille Vanembras furent inhumés dans la nef jusqu’en 1737 ; certaines plaques sont encore visibles.
La chapelle qui tombait en ruines fut fermée au public en 1983. lors d’une première visite en 1987, l’artiste japonais Kyoji Takubo fut séduit par le site et
décida d’en faire une oeuvre d’art. Les travaux débutèrent en 1992, avec l’aide de nombreux sponsors français et japonais.
La charpente fut d’abord restaurée, puis la couverture, ensuite vint la création de la toiture ; aux tuiles anciennes furent ajoutées des tuiles de verre
aux couleurs de l’arc en ciel. Le sol a été réalisé en acier « corten », les murs furent recouverts de feuilles de plomb sur lesquels l’artiste apposa de nombreuses
couches de peinture de couleurs différentes, enfin, il dessina sur la dernière couche (blanche) des branches de pommiers et il grava avec un outil de sa conception
pour faire ressortir au travers des couches de peintures les couleurs des pommiers normands.

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Ryuma, le fils cadet au côté de son père l'artiste Kyoji Takubo, Daisuke le fils aîné et leur mère Chako devant la chapelle Saint-Vigor

Ryuma, le fils cadet au côté de son père l'artiste Kyoji Takubo, Daisuke le fils aîné et leur mère Chako devant la chapelle Saint-Vigor.2008

 Comment trouvez-vous la chapelle aujourd'hui ?

Elle est comme les gens, elle vieillit avec le temps. Comme moi : j'avais 40 ans quand je l'ai faite et aujourd'hui j'en ai près de 60. J'ai quelques cheveux blancs, mais je ne veux pas les teindre. Si la mousse pousse sur la chapelle, si la peinture vieillit... c'est normal. Il ne faut surtout pas nettoyer ça. Je veux que les bâtiments vieillissent comme les gens.

L'Association des amis s'inquiète d'un mur sud qui brunit. Quel est votre avis ?

Si on commence à s'inquiéter des défauts, on ne s'arrête pas. Elle est en train de vieillir avec moi. Elle représente une partie de moi.

Vous avez passé dix ans de votre vie dans le pays de Falaise avec votre femme et vos trois fils. Il continue de tenir une grande place dans votre vie ?

La chapelle est mon second lieu de naissance parce que mes fils y ont grandi. Les paysages de leur enfance sont ici. Ils ont appris le français et mon fils aîné a fréquenté l'université de Caen. J'ai appris beaucoup de choses pratiques en France et j'y ai gardé des relations amicales. Nous avons dû être les premiers Japonais à vivre à Falaise

Propos recueillis par Danièle FOUREY.

 

 

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18 novembre 2015

Châteaux et manoirs du sud de la Hague

Vues du ciel 
Châteaux et manoirs du sud de la Hague


Extrait Patrimoine Normand N°14
Par Jean de Longaunay
Photos : Yvonnick Géret

Yvonnick Guéret photographe

Rudes et austères les manoirs du sud de la Hague ont gardé pour la plupart leur caractère du XVIe siècle. Nous les découvrons depuis le ciel. 
 
Aérodrome de Lessay en place droite de son ultra-léger Guépard 9-12, Yvonnick Guéret se prépare à survoler le Cotentin et à réaliser de nouvelles photos de châteaux et manoirs normands. Breton d'origine, il a vécu entre mer et cieux et s'est fixé dans le sud-Hague où il est à l'aise au milieu du granit. Capitaine au long-cours, il enseigne ensuite la navigation en chambre avant d'emmener des touristes à la découverte des îles anglo-normandes à la barre de son ketch de vingt mètres, le « Don Bosco », il y a de cela un quart de siècle. Le départ se fait alors le vendredi de Cherbourg, et ce sont les Sorlingues au printemps ou les Sporades du Nord en été. Amoureux de la mer, il trouve encore le temps de vivre sur l'île de Sercq. Excellent photographe, ce sera l'origine d'un très beau livre sur cette île qu'il co-signe en 1973.
carteIl a ensuite un commandement sur les ferries trans-Manche, mais l'amour de la photo, à l'occasion d'un concours, le mène, avec sa femme Gabrielle, jusqu'au manoir de Cléville qui est alors dans un bien triste état, c'est le coup de foudre. Si le prix d'achat est modique, la restauration engloutira tous ses efforts financiers. La vente du « Don Bosco » y contribuera et le marin, pour faire face à cette charge devient « fermier de la mer », à la tête d'une entreprise ostréicole. Ses huîtres sont réputées. Les années ont passé, le manoir est en grande partie restauré et Yvonnick Guéret partage son temps entre la fabrication de règles-rapporteur de navigation et l'une de ses passions, l'aviation. Lecteur passionné des « 120 châteaux et manoirs en Cotentin » et de la revue « Vikland » il s'attache à photographier depuis le ciel châteaux et manoirs de Cotentin et du Bessin. Profondément attaché à notre région, il nous la fait découvrir par les photos de Bricquebec que nous avions admirées dans le précédent numéro et par toutes celles qui illustrent cet article.
 

Le Rozel, manoir de Cléville

Cléville : l`échauguette à l`angle sud-est. 
A tout seigneur tout honneur, nous commencerons cette promenade par Cléville. Le manoir, situé à trois kilomètres au sud des Pieux, forme un quadrilatère autour d'une cour fermée. Son caractère défensif est encore évident, on est accueilli à l'angle sud-est par une échauguette dont l'embrasure de tir du premier niveau prend en enfilade tout le chemin creux et l'entrée du manoir. Celles du second niveau balaient la totalité du plateau bordant le chemin creux. Des meurtrières maintenant bouchées sont aussi visibles dans les communs, une gaine de tir contrôle la face est, enfin la tour d'escalier du logis contient aussi une embrasure oblique de tir bien originale.
Le manoir de Cléville fut reconstruit à la fin du xve et au début du XVIe siècles par la famille Anquetil (« d'argent à 3 feuilles de chêne de sinople, 2 et 1 ») attestée en Cotentin dès le xiiie siècle alors qu'elle possédait le fief Aubert-Lhermitte à Tourlaville. En 1523, Renault Anquetil, écuyer, est seigneur de Cléville. Le 29 novembre 1525, Jacqueline d'Estouteville, baronne de Bricquebec, lui accorde des droits d'usage dans les forêts de la baronnie de Bricquebec « pour la chauffe ordinaire, réparations et entretien des maisons de ladite terre de Cléville ». Cette cession peut correspondre à la campagne de reconstruction. En 1548, le seigneur est Robert Anquetil . Le 15 juillet 1554, celui-ci vend Cléville à Pierre Le Sauvage. Puis la sieurie passe aux mains de Louis d'Hurtebie, vicomte de Valognes. Gilles de Gouberville rendra visite au sieur d'Hurtebie à Cléville, le 14 avril 1559. Charles d'Hurtebie succèdera à son père et épousera Catherine de Ravalet, sans postérité. Mais, par arrêt du 20 mars 1577, René Le Sauvage (fils de Pierre), seigneur de Pierreville, Vauville, Vaux, Cléville, Bunehou et Saint-Germain-le-Gaillard reprend possession du domaine. Pierre, son arrière petit-fils vend Cléville, le 3 décembre 1705, à Gilles-Gabriel du Tertre. L'un de ses descendants, Pierre-Charles-Bernardin du Tertre revend, pour 74 500 livres, « le fief, terres et seigneurie de Cléville » à son cousin Hervé IV du Hecquet, le 3 février 1783. Sa fille, Elisabeth-Henriette-Hyacinthe , veuve de Jean-René Marin de Loeuvre de Querqueville vend, le 15 juillet 1817, sa terre de Cléville (80 hectares) à Jacques Mabire et aux frères Hairon, chacun pour un tiers, pour 55 000 F. Les descendants des Hairon vendront Cléville à Jérôme-Frédéric Bignon, châtelain du Rozel. Cléville sera revendu en 1884 et passera en diverses mains jusqu'en 1974 où le manoir sera acquis par Yvonnick et Gabrielle Guéret, à l'exception de la ferme. Ils recevront en 1987 le « prix de sauvegarde des vieilles Maisons Françaises » pour leur remarquable restauration.Cléville : Le logis
Le logis est très beau avec l'alternance des gros blocs de granit vert de Flamanville avec des lames de schiste bleu-vert, avec sa fenêtre à meneau simple près de la porte, reconstruit probablement vers 1525 par Renault Anquetil. Une autre tour, ronde et tronquée, se dresse dans l'autre angle de la cour, au sud-est. La puissance des gros blocs de granit et la présence d'éléments défensifs encore en place contribuent à donner une impression de force à ce beau manoir. Ouvert seulement pur la journée du patrimoine.


Le château du Rosel montre d`importants restes de défense et aurait été fortement endommagé à la Révolution et reconstruit peu après
Le château du Rosel montre d'importants restes de défense et aurait été fortement endommagé à la Révolution
et reconstruit peu après.

 
Le Rozel, le château
 
Depuis la route menant de Surtainville à Flamanville, on aperçoit tout d'abord une tour élancée surmontée d'un belvédère dont le petit appreil a été souligné de joints un peu trop blancs – l'habituelle chaux eut été préférable. Il s'agit là d'un ensemble fortifié qui a subi d'importantes modifications. L'entrée est encadrée de deux tours : celle dont nous avons parlé et une autre tronquée et couronnées de merlons de fantaisie et qui choquent. Dans le prolongement, on aperçoit les vestiges d'une tour disparue (près des volets bleus sur la photo). A l'arrière du logis se dresse une belle tour ronde. Entre celui-ci et des communs se trouve une construction parée de merlons de fantaisie. La partie nord du logis possède encore la structure des xve et xvie siècles comme les tours.
Le Rosel aurait été fondé vers l'an 1000 par les Bertrand barons de Bricquebec (voir n° 13 de PN). Une charte de Guillaume le Conquérant datée de 1077, évoque un Hugues du Rosel puis le Cartulaire de Saint-Sauveur, un Robert du Rosel. Au xvie siècle, le manoir du Rosel appartient à la famille des Moitiers qui dut reconstruire les tours que nous voyons encore. En 1570, le domaine est légué par Marie des Moitiers à Jean Ier de Ravalet, abbé de Hambye. A sa mort, il laisse le Rosel à son neveu, Jean II de Ravalet (fils de Jacques de Ravalet, seigneur de Tourlaville). Il épouse Madeleine de Hennot et leur fils, Jean III de Ravalet meurt célibataire en juin 1653 et lègue le Rosel à son frère Philippe, qui n'a pas d'enfant. Son neveu Louis de Hennot hérite du manoir qui entre dans cette famille annoblie en 1481 (ils portaient : « de gueules à trois étoiles d'argent 2 et 1, accompagnées d'un croissant de même en abyme ». Puis, un siècle plus tard, Marie-Bernardine de Hennot , dame de Barneville, Ecausseville et du Ro­zel, épouse en 1764 Jérôme-Frédéric Bignon issu d'une ville famille parlementaire parisienne. Leur fils, Armand-Jérôme (1769-1847) sera bibliothécaire du roi (comme son père), membre de l'Académie Française. Il émigre, ses biens sont pillés et le manoir est en partie détruit. Jean Barbaroux pensait que le Manoir avait été en partie reconstruit au xviiie siècle surtout en ce qui concerne la maison manable (le logis). En fait, il s'agirait plutôt d'une reconstruction au début du xixe siècle après les dégâts de la Révolution. Au retour de l'émigration, Armand-Jérôme Bignon rentre dans les biens, répare le manoir et devient maire du Rozel où il meurt en 1847, il est enterré dans le cimetière. Son fils, Jérôme-Frédéric (1799-1877) est officier sous la Restauration puis se retire au Rozel où il devient maire et décède au château. Il lègua quel­ques toiles de sa collection au musée de Cherbourg. Son fils meurt sans postérité. Le château passe au Montfort de Contivron par sa fille, Marie-Augustine. Sa petite-fille, Thérèse de Courtivron a épousé le comte Jean de Gourcy le 10 juin 1920 amenant le Rosel dans cette famille.


Saint-Germain-le-Gaillard, le Manoir du But
Le Manoir du But, au sud des Pieux, est établi sur un éperon dominant un étang alimenté 
par le petit cours d'eau du But. 
 
Saint-Germain-le-Gaillard, le Manoir du But
 
Ce manoir, dont le nom est probablement d'origine scandinave (budh, en vieux scandinave signifie la « cabane », la « baraque »), est singulièrement implanté. Il domine de manière très favorable la vallée marécageuse (où se trouve maintenant un étang) qui est à ses pieds mais il est à son tour dominé par une colline. Peut-être était-il à l'origine défendu de ce côté par une motte et une enceinte disparues. Les bâtiments actuels, qui remontent au XVIe siècle, forment une sorte de coin, épousant la forme de l'éperon, au-dessus de la vallée du But. Les parties basses s'accrochent à la pente et sont ainsi en dessous du niveau de la cour. Une grosse tour ronde est à l'angle du grand bâtiment droit renforcé par des contreforts, face à l'ouest, et des bâtiments en arc ce cercle. Une tour ronde, plus petite, est implantée dans ce dernier ensemble. On peut l'apercevoir depuis la N 804 menant aux Pieux et la petite route qui le longe.

 
château de Sotteville
Le château de Sotteville
 
Cette construction très imposante est établie dans un site superbe. Une grande avenue bordée d'arbres mène au château qui se dresse dans un beau vallon à proximité d'une pièce d'eau. Un porche en arc arrondi mène à la cour d'honneur dominée par une grande façade qui semble être de l'époque de Henri IV, du début du XVIIe siècle.
Sur un rez-de-chaussée assez bas, deux étages sont rythmées par de grandes fenêtres à meneaux surmontées de frontons triangulaires. Les com­bles sont éclairés de belles lucarnes. Un petit clocheton couronne le tout. Cette façade est flanquée d'un pavillon comportant un étage de plus et une tourelle d'angle du côté de la cour. De l'autre côté, et sur l'autre façade (visible sur la photo), se trouve un autre pavillon plus bas. La cour est entourée de beaux communs de la même époque. Près du grand pavillon, une chapelle médiévale serait le vestige le plus ancien conservé : un très bel ensemble.
 

Bricquebosc, la Grande Maison

Bricquebosc,
la Grande Maison

 
Dès la fin du XVe siècle, la famille de Thieuville – « d'argent à deux bandes de gueules accompagnées de sept coquilles de même » – possède le manoir de « la Grande Maison » à Bricquebosc. Robert de Thieuville y habite en 1536. De cette époque date la partie centrale avec seulement un rez-de-chaussée et un étage et la grande tour ronde à l'arrière. A l'époque de Henri IV (fin du XVIe ou début du XVIIe siècle), deux gros pavillons viennent flanquer ce logis. Percés de rares fenêtres, ils sont à leur tour flanqués d'échauguettes en poivrières à leurs angles extérieurs. De jolies lucarnes Renaissance éclairent les combles. Une petite chapelle est construite dans la cour au début du XVIIe siècle.
En 1640, Nicolas de Thieuville, le seigneur du lieu, est écuyer, il est riche de 4 000 livres de rente. En 1699, des « Lettres d'union de fief » sont consenties à Charles de Thieuville, conseiller au Parlement de Rouen, sieur de Bricquebosc. Au xviiie siècle, des fenêtres sont ouvertes pour donner plus de lumière, d'autres sont bouchées.
C'est une demeure puissante et massive. 


Château de Flamanville
Le château de Flamanville présente les vestiges d'un grand château fort, surtout au niveau des communs et un beau corps de logis d'époque Louis XIV. 
 
Flamanville, le château
 
Ce château est le plus bel ornement du cap de Flamanville, le « Helgenes », et il a été heureusement restauré. C'est un vaste ensemble dont l'origine remonte au Moyen Age. Les communs, dominant la pièce d'eau du côté nord, en attestent. Ils présentent peu d'ouvertures et sont flanqués de tours rondes – deux d'entre elles sont couronnées de merlons de fantaisie du côté nord. Côté ouest, le corps de logis est aussi flanqué d'une tour sur sa face arrière (son pendant fut édifié au XVIIe siècle) et une autre se dresse aussi à l'angle sud-est. C'était une enceinte considérable entourée de fossés en grande partie visibles et toujours en eau sur deux côtés.
Henri IV fit de Guillaume Basan, seigneur de Flamanville, un baron. Plus tard, en mars 1654, Louis XIV érige la baronnie de Flamanville en marquisat pour Hervé Basan avec les fiefs de Tréauville, Siouville, Les Pieux, Grosville, Presteville, Ippeville (à Grosville) dans sa mouvance. Hervé Basan (armoiries de cette famille : « d'azur à deux jumelles d'argent, au lion passant de même en chef, armé, lampassé, couronné d'or ») fait construire le superbe corps de logis que nous admirons flanqué de deux pavillons à double ressaut avec ses deux galeries joignant les pavillons encadrant le côté de l'entrée avec son pont dormant. Les derniers propriétaires privés étaient les Rostand. Le parc est maintenant accessible au public, ainsi que le grand parc situé de l'autre côté de la route et qui offre plusieurs circuits de promenade. Les vieux communs abritent une école d'équitation ouverte aussi aux plus jeunes.
 

Tréauville - la Gioterie

Tréauville, la Gioterie
 
Blotti dans un joli vallon, ce manoir est un ensemble des XVIe et XVIIe siècles de deux corps de bâtiments en équerre. Un pavillon rectangulaire se dresse dans l'angle et masque en partie le plus petit des deux bâtiments. Une échauguette comportant deux trous à fusil se dresse à l'angle extérieur du bâtiment le plus long. Elle domine une douve encore présente sur l'un des côtés. Il y en avait au moins une autre sur une autre face à l'emplacement du petit jardin tout en longueur que l'on voit en haut de la photo – son rétablissement rendrait l'aspect du lieu plus pittoresque. Et, manifestement la Gioterie devait être entièrement entourée d'eau au XVIe siècle.


Siouville, Valciot
Siouville, le Valciot. Le logis est flanqué d'une très jolie échanguette.
 
Siouville, Valciot
 
Nous avons là de nouveau un beau manoir du XVIe siècle fortement remanié au XVIIIe siècle puis au siècle dernier. Le logis est flanqué d'une très jolie échauguette. De puissants contreforts flanquent l'un des bâtiments qui fermaient la cour.
 

Vasteville, le Manoir

Vasteville, le Manoir
 
Ce manoir est dans un endroit magnifique, on y accède par une belle allée qui mène à une porte double encadrée de communs (cachés derrière les arbres en bas de la photo) dont la face extérieure est quasi aveugle. La vaste cour montre des communs sur la droite avec à l'extrémité une belle charretterie à six arcades puis une chapelle médiévale, la partie la plus ancienne qui qui est conservée. Sur la gauche, le logis est d'époque Henri IV ou Louis XIII avec ses meneaux de pierre. Une tour ronde plus ancienne flanque l'angle intérieur de la façade arrière. Au bout, à l'arrière, se dresse le pigeonnier qui a perdu sa toiture. Ce manoir est la propriété de M. Damourette.

 
Au pays du granit
 
On appréciera ce qui fait le charme et l'originalité de ces châteaux et manoirs. Ce sont de rudes bâtiments de granit, de schiste et de grés armoricains essentiellement recouverts de « toits de pierre ». Ils sont souvent blottis dans des sites romantiques et sont essentiellement encore marqués par le style du XVIe siècle. Même le château de Flamanville, d'époque Louis XIV, présente des communs d'aspect encore médiéval. Leur disposition est aussi plus pittoresque que celle des grands châteaux du XVIIIe siècle plus abondants dans l'est du Cotentin ou dans le Bessin où la terre rapportait plus.
On visitera cette partie sud de la Hague en respectant la quiétude des propriétaires, en examinant seulement l'extérieur de ces édifices. Les photos aériennes nous permettent de mieux comprendre leur disposition. Leur découverte vous procurera de magnifiques promenades et Flamanville vous fournira la possibilité d'un arrêt plus long.
 

 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 14Printemps 1997)

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17 novembre 2015

Le Havre partie 2

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Et si Le Havre avait été reconstruit autrement... l'église Saint-Joseph

 

Cet article fait suite à celui du 21 juillet : Et si Le Havre avait été reconstruit autrement...

Après nous être intéressés à ce qu'aurait pu être la ville si elle avait été surélevée, à ce qu'auraient pu être la place Gambetta, le Grand Théâtre ou le Monument aux Morts, nous allons aujourd'hui nous pencher sur le morceau de choix que s'était réservé Auguste Perret lors de la reconstruction du Havre : l'église Saint-Joseph...

Ce monument est sans aucun doute un de ceux qui connut le plus de modifications avant son érection.

La tour de l'église Saint-Joseph du Havre est dédiée à la mémoire des victimes des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Le curé de l'église Saint-Joseph, l'abbé Marie, aurait demandé à Auguste Perret de s'inspirer de son projet refusé au concours de la basilique Sainte-Jeanne-d'Arc de Paris.

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Perspective de la basilique Sainte-Jeanne-d'Arc, Paris (projet de concours), 1er juin 1926, 535 AP 97, n° CNAM 26.10.

 

Auguste Perret et Raymond Audigier, co-auteurs de l'oeuvre, conservent l'idée d'une église-tour, mais adaptent son plan aux nouvelles tendances du renouveau de l'art sacré qu'entérinera bientôt le concile de Vatican II (1962-1965). L'architecture religieuse tend alors à traduire l'adaptation de l'Eglise catholique au monde moderne. Le modèle liturgique n'est plus celui de la croix latine, mais celui de la salle de spectacle, où l'on recherche une plus grande proximité des fidèles avec les officiants. De la basilique Sainte-Jeanne-d'Arc, les architectes conservent la croisée des transepts, cette réduction aboutissant à l'élaboration d'un plan presque carré où la visibilité sur le maître-autel central, placé juste sous la tour lanterne, est excellente.

Il est à noter l'influence Raymond Audigier dans les simplifications successives du monument. Il voulait que cette église-tour soit un cierge remerciant Dieu pour l'armistice et ceci en respectant l'esprit d'une grande simplicité religieuse. Auguste Perret était athée et Raymond Audigier très croyant, ce qui à l'époque de la construction était une différence importante, mais qui n'empêcha pas les deux hommes de très bien communiquer et de faire converger leurs idées.

Sur le plan technique, la basilique Sainte-Jeanne-d'Arc demeure le modèle : "Quatre groupes de quatre piliers de 1,20 m x 1,20 m, reposant sur des puits descendant à plus de 12 m de profondeur, supportent à 25 m de haut, par l'intermédiaire de quatre coupelles, la tour proprement dite, élément de transition supportant le campanile - la hauteur totale de l'église étant ainsi de 104 mètres". Perret et Audigier ont réduit de moitié la hauteur du clocher-tour par rapport à celle de la basilique Sainte-Jeanne-d'Arc.

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Vue d'un pilier intérieur, 535 AP 661/2.

Les quatre groupes de piliers situés au nord et au sud de l'entrée abritent en leur centre le baptistère et la chapelle des morts. Nulle sculpture, nulle décoration rajoutée ne surchargent le béton laissé brut de décoffrage. Seuls les verres colorés de Marguerite Huré, maître verrier et amie d'Auguste Perret, diffusent, à travers les claustras de béton, une lumière aux tons qualifiés de "bois mort rouge sombre au nord, violacés à l'est, chauds au midi, etc., et plus foncés à la base qu'au sommet".

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Photographie de Mathieu Dessus. http://www.flickr.com/photos/mathieudessus/470422837

Le campanile situé au sommet de la tour, oeuvre de Raymond Audigier, a été mis en place après le décès d'Auguste Perret, survenu au cours du chantier, en février 1954.

Sur la base des principes énoncés un peu plus haut, Auguste Perret proposa plusieurs projets avant d'aboutir au projet final. En voici quelques uns :

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Perspective, n. d., 535 AP 86/4, n° CNAM 51.4.66.

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Elévation, 25 juin 1951, 535 AP 86/4, n° CNAM 51.4.64.

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Elévation, 24 septembre 1951, 535 AP 95.

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Elévation, 2 juin 1954, 535 AP 86/4, n° CNAM 51.4.68.

 

Une fois le projet définitivement validé, le chantier pouvait être lancé. Il le fut le 21 octobre 1951.A00357

Pose de la première pierre, Le Havre, ses églises, photographie Gilbert Fernez.

Sur la photographie ci-dessus, prise le 21 octobre 1951, à 15 heures, on voit Monseigneur Martin, archevêque de Rouen, qui après avoir tracé au couteau une croix sur la pierre symbolique, y introduit le parchemin. Ensuite, entouré d'Auguste Perret de de Raymond Audigier, il ajoute les médailles de la Vierge, de Saint-Joseph et du Pape Pie XII, ainsi que deux pièces de monnaie de vingt et dix francs au millésime de l'année, avant de procéder à son scellement.

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L'église en construction, Voici Le Havre de 1944 à 1963, photographie Gilbert Fernez.

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L'église en construction, 535 AP 661/2. (Cliché Fernez)

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Photographie publiée par Pierre Bruger sur le forum du GGHSM. (Cliché Gilbert Fernez)

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Photographie publiée par Pierre Bruger sur le forum du GGHSM. (Cliché Gilbert Fernez)

 

Il fut achevé fin 1956. La nouvelle église Saint-Joseph fut inaugurée en juin 1957 et consacrée en 1964. Elle sera protégée un an plus tard le 11 octobre 1965, au titre de la loi sur les monuments historiques, montrant par là même que cette église fut sans aucun doute une des constructions les moins controversées d'Auguste Perret.

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La Tour de l'église Saint-Joseph, Voici Le Havre de 1944 à 1963, photographie Gilbert Fernez.

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Photographie extraite du site http://www.architectonique.com/spip.php?article25

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L'avenue Foch et l'église Saint-Joseph, après 1956, 535 AP 661/1.

Sources :
- Voici Le Havre de 1944 à 1963, Editions  René Gobled, Le Havre, 1963.
- Le Havre, ses églises, Gilbert Décultot, Compo Photo Le Havre, 1992.
- Les frères Perret, L'oeuvre complète, Institut Français d'architecture, Editions Norma, Paris 2000. (Tous les illustrations, sauf mentions contraires sous les photographies concernées sont tirées de cet ouvrage, pp. 155, 305, 321-324).
- Témoignage de Georges Adigier, fils de Raymond Audigier.
- Article Wikipédia, l'église Saint-Joseph du Havre.

http://lehavredavant.canalblog.com/archives/2008/07/23/10019617.html

le Havre  d'avant ( ce qu'il en reste )

 

222327617_44d19a86a3_oAu coeur de l'Eglise Saint Joseph

autel st josephChoeur 1

Choeur 2église st joseph

escalier-st-joseph-le-havre3Orgues 1

Orgues 2Piliers 1

Piliers 2st michel

Cathédrale Notre-Dame

Cette église devenue cathédrale en 1974, a été fondée en 1522. A l'origine, elle est une simple chapelle de bois et de chaume, qui sera détruite par la suite lors d'affrontements avec les Huguenots. On la reconstruit alors de 1575 à 1630 cette fois-ci en pierre, alliant architecture gothique et Renaissance, avec une imposante façade baroque. Elle est depuis le plus ancien édifice du centre ville du Havre, et a heureusement été épargnée en grande partie par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Entourée d'un cimetière le long de l'axe principal de la ville, elle possède toujours une tour-clocher du XVI ème siècle, sa partie la plus ancienne, qui malgré de nombreux endommagements a toujours une façade très détaillée. A l'intérieur, on peut notamment y admirer les orgues, offerts par Richelieu en 1639, lorsqu'il était le gouverneur du Havre, et un tabernacle ancien. La Vierge Marie quant à elle n'est pas d'origine mais mérite le coup d' oeil.

Endommagée par les bombardements, Auguste Perret travaille autour de cette cathédrale très rapidement. Son idée : la remettre en valeur en réalisant une place.
Symbole historique, cette église devenue cathédrale en 1974 lors de la création de l’évêché du Havre, apparaît comme l’un des rares témoins de la fondation de la ville par François 1er en 1517. L’édifice visible aujourd’hui est pourtant plus récent : si la tour-clocher et la nef remontent au milieu du XVIème siècle, les portails – y compris celui de la façade occidentale – ont été édifiés au siècle suivant. Largement dégradée par les bombardements, comme en témoignent encore les impacts sur la tour, l’église est restaurée trente ans plus tard, tout comme l’orgue offert par Richelieu et les verrières du XIXème siècle relatant l’histoire du Havre. Évocation de la ville originelle, le parvis de la cathédrale est situé en contrebas, au niveau du sol avant les bombardements.

Dès 1520, les travaux de construction d'une chapelle en bois débutent; ils s'achèveront en 1522. Mais la Male- Marée a en 1525 vite raison de cette légère construction et dès la fin 1526, on reconstruit une nouvelle chapelle à laquelle on adjoint en 1539 un clocher qui sera détruit par les anglais en 1563. En 1575, après le pillage de l'église par les huguenots la décision est prise de construire une véritable église en pierre.
Les travaux dureront soixante et un ans, du moins pour le corps du bâtiment. L'église ne fut pourvue de son portail principal qu'en 1638. Toutefois, celui-ci devait être constamment remanié tout au long de l'histoire et ne fut vraiment achevé qu'en 1829 ; le grand orgue fut offert en 1638 par Richelieu.

Mais l'église Notre-Dame ne traverse pas le temps sans quelques égratignures.
    en 1759, l'église est endommagée par les bombardements des anglais qui assiègent la ville
    en 1793, l'église devint temple de la raison
    l'après Révolution vit le délaissement de l'église
    rendue au culte en 1801, il fallut la restaurer. Ce monument est classé en 1918 "monument historique". Le 6 septembre 1944, l'église est ravagée par les bombes.

Toutefois, l'église peut être sauvée et la décision est prise en 1949 de la restaurer en lui redonnant sa forme primitive.

Dès 1952, l'église fut partiellement remise en état et réouverte au culte.
Auguste PERRET avait décidé de reconstruire la ville plus à l'ouest. Cette décision permit de créer devant l'église Notre-Dame un parvis. Le 22 mai 1974, l'église restaurée devient cathédrale du diocèse du Havre. Mais, la restauration ne s'acheva réellement qu'en 1980 par la remise en place du grand orgue donné par Richelieu.

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Flèche classique de la tour, et décoration des contreforts en forme de petites flèches gothiquesPartie supérieure de la façade sud (transept) Œil-de-bœuf, tête d'ange, fronton triangulaire, triangle de la Sainte-Trinité, balustrades et pilastres« autel privilégié »

« L'agneau » gravé dans le mur de l'ancienne chapelle de Saint-François Xavier001005 (2)

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Petite155150_111742448894028_111221365612803_70111_850519_n191050932_aa0233f6ab_bAutel, et tabernacle d'une des chapelles latérales (bas-côté sud), de style classique provenant de la chapelle du collège des Ormeaux du Havre

Cathèdre (fin du XVIIIe siècle) en bois doré et les deux tabourets assortis, avec derrière un panneau représentant le Christ revenant dans la gloireChapelle de saint SébastienChapelle terminant la nef latérale du bas-côté nord, dédiée à la Vierge Marie

Chapiteau de style dorique de pilastre (soutient les croisés d'ogives), corniche et frise en triglypheColonne en pierre de Caen (pilier restauré, refait entièrement)Colonnes en pierre de Vernon (piliers d'origines)

Croisé d'ogives de la voûte du transept ; à remarquer des têtes sculptées au-dessus des baies vitréesJésus en croix, statue placée à l'emplacement d'une ancienne chapelle non restaurée dans le bas-côté sudL'adoration des bergers

Lampe de sanctuaire au-dessus de l'autelLe chœur (maître-autel, ambon et tableaux)Les saints apôtres évangélistes Saint-Marc

Orgue de chœur, dans une ancienne chapelle du bas-côté nordPortail de l'église de 1536, actuelle entrée de la tourLampe de sanctuaire au-dessus de l'autel

Une travée une grande arcade entre la nef centre, et la nef latérales, au-dessus une petite baie vitréeVitrail représentant la messe donnée après la libération du Havre par les troupes royales, après l'invasion des Anglais le havreVitrail représentant une visite d'Henri IV au Havre

 Le funiculaire

Le funiculaire du Havre couramment surnommé le « funi » par les habitants ou la « ficelle » par les anciens est un système de transport en commun dans la ville du Havre. Ce funiculaire, relie la ville haute à la ville basse par le biais de cabines tractées.


    Début 1890 : Début du projet de liaison entre la place Thiers et l'église de Sanvic, avec une station intermédiaire (qui est aujourd'hui la Station Haute).
    Juillet 1890 : Fin des travaux de la construction du réseau de funiculaire sur rail. Le funiculaire s'arrête finalement au niveau de la rue Félix-Faure.
    18 août 1890 : Mise en service du funiculaire. Les cabines sont faites de bois et sont alimentées par deux moteurs à vapeur alimentés au charbon et circule sur rail. Les stations sont construites en brique.
    1911 : À l'occasion du changement des moteurs à vapeur, il est décidé de les remplacer par des moteurs électriques.
    1928 : Parallèlement, l'un des plus grands escaliers mécaniques d'Europe pour l'époque est construit, long de 153 mètres sur un dénivelé de 50 mètres et 338 marches, reliant en 4 minutes 15 ou 5 minutes 45, également la ville basse du Havre à ses quartiers hauts. Il fonctionnera jusqu'en 1984.
    1944 : Le funiculaire est très endommagé et rendu inutilisable après plusieurs séries de bombardements.
    1950 : Réhabilitation et remise en service du réseau.
    6 mai 1969 : Fermeture du funiculaire par la Commission de Sécurité pour des problèmes de norme, de nouveaux modes de transport en commun sont à l'étude.
    30 octobre 1972 : Inauguration du nouveau funiculaire, un appareil construit par Neyrpic avec des cabines sur pneus, plus silencieuses et confortables.
    21 juillet 2008 : Fermeture annuelle du funiculaire à l'occasion de son entretien. Mise en place de navettes bus pour maintenir la liaison.
    25 août 2008 : Réouverture du funiculaire. 

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La plage

à l’embouchure du havre de la Vanlée, à Saint-Martin-de-BréhalBord de mer le havrefront de mer (2)Le Havre la plage, la ville et le port

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Le Port

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104111201-08-28-Sortie-Le-Havre-funiculaire-618047_lightbox18240125376490_9cab233b84_bCargoDepuis les Jardins SuspendusFerry_Le_Havre_2007

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Port du Havre, écluse François IerPort du Havre, terminal à conteneurs, près de l'écluse François Ier en 2004Zone industrialo-portuaire du Havre

 Le Havre partie 1  http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2015/09/28/32698407.html

 

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16 novembre 2015

L'ile de Saint Marcouf

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ille de saint Marcouf

Seules îles de la côte est de la Manche, l'archipel se situe dans la baie des Veys sur la côte est de la Manche, à 6 kilomètres au large de Ravenoville, 14 kilomètres au sud de Saint-Vaast-la-Hougue et à 12 kilomètres au nord de Grandcamp-Maisy (Calvados). Histoire L'archipel doit son nom à saint Marcouf qui venait y faire carême au VIe siècle. Occupées par les Britanniques au XVIIIe siècle, qui empêchent par cette position le commerce sur la côte normande, les îles Saint-Marcouf sont restituées à la France en 1802. Elles sont fortifiées sur l'ordre de Napoléon Ier, entre 1802 et 1867. Le fort de l'île de Large, 54 mètres de diamètre, est équipée de 46 bouches à feu sur deux étages. Il est protégé par des douves de 12 mètres de large, creusées dans le roc. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande s'y installe et détruit le fort de l'île du Large pour en interdire l'entrée. Elle pose également de nombreuses mines bondissantes (mine-S (Schrapnellmine) sur les grèves. Le 6 juin 1944, deux heures avant l'heure H, quatre soldats américains, les caporaux H. Olsen et M. Kensie, le sergent J. Zanders et le soldat T. Elleran, tous du 4th Cavalry Squadron, débarquent sur l'île pour la neutraliser et la trouvent abandonnée par les Allemand. Un groupe de soldats américains y prend position un peu plus tard. Mais les mines laissées en place causent la mort de deux GI's et en blessent dix-sept autres. Le 21 mai 2014, une

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plaque est inaugurée parle Conseil général de la Manche, qui rappelle ces faits d'armes. La digue et les fortifications sont laissées à l'abandon. Une étude menée en2004 chiffre les travaux de remise en état à 30 millions d'euros. L'association des Amis de l'île du Large Saint-Marcouf lance une opération de restauration des digues en 2009. Lieux et monuments

  • Réserve ornithologique, créée en 1960 sur l'ensemble de l'archipel
  • Ancien port (détruit)

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photo: Stéphane Geufroi

 

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