Belle, belle, belle Normandie

11 mai 2012

Jardin de Vastérival

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La Princesse Margareta Sturdza nous a quitté le 30 novembre 2009, dans sa quatre-vingt-quinzième année. Revenons en quelques mots sur sa vie et l’œuvre inachevée qu’elle nous laisse en héritage…

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Depuis 1955, date à laquelle toute la famille s’est installée dans l’ancienne maison du compositeur Albert Roussel, la Princesse a organisé son existence autour du jardin. Tout son savoir, toutes ses
connaissances étaient totalement autodidactes, mais ici, elle allait pouvoir commencer son troisième jardin, forte de ses premières expériences en Moldavie, puis en Norvège où la famille a vécu quelques
temps au sortir de la guerre. Ces premiers essais lui avaient enseigné deux bases essentielles qui allaient la guider durant toute sa vie ; la plantation soignée, qui assure un bon départ dans la vie des jeunes
plantes, et le mulch, qui permet de protéger le sol, de l’enrichir, de faciliter l’entretien des massifs en diminuant fortement l’installation des mauvaises herbes, mais aussi d’éviter les arrosages durant l’été.

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Jardinière autodidacte, la Princesse Sturdza a acclimaté dans ce vallon frais et abrité plus de 10 000 espèces et variétés de plantes, des plus communes aux plus rarissimes, pour constituer un décor
"beau toute l'année et dans toutes les directions".
En développant des techniques de plantation, de composition et d'entretien bien particulières, la Princesse a peu à peu transformé les taillis d'origine en sous-bois magiques, où jouent les formes, les couleurs,
les parfums et les lumières, en une perpétuelle évolution.

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L’Harmonie, partout et en toutes saisons

Le principal tour de force de la Princesse Sturdza est d’avoir maintenu cet état de perfection, d’harmonie, de propreté, mais aussi une richesse botanique et horticole incroyable sur une surface qui n’a cessé
d’augmenter au fil des ans, même (et surtout durant les dernières années. Pourtant elle n’a jamais employé beaucoup de jardiniers, assurant elle-même une partie des travaux tels que la tonte, le nettoyage des
fleurs fanées, le ramassage des branches mortes, entre les visites qu’elle a guidées de main de maître jusqu’à il y a peu.

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Sa passion des plantes était vraiment communicative, nous sommes nombreux à avoir été «contaminés» par sa ferveur et sa curiosité du monde végétal

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Contrairement à ce que beaucoup pensaient, La Princesse Sturdza n’était pas une «collectionneuse», au sens où peu lui importait de recueillir toutes les espèces d’un genre donné ou toutes les variétés d’une
espèce particulière.Pourtant les «collections» sont importantes : Rhododendron, Betula, Viburnum, Pieris, Skimmia, Cornus, Acer, Deutzia, Hydrangea, Magnolia sont des genres particulièrement bien représentés
et le jardin abrite aussi bon nombre de conifères primitifs, et de raretés nouvellement introduites, par ses amis botanistes voyageurs ou par l’un des nombreux pépiniéristes qui comptaient parmi ses amis les plus
chers.

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L’attrait du jardin en toutes saisons était l’une de ses principales préoccupations et nombre de dernières introductions comprennent des espèces à feuillage persistant, à floraison hivernale, à écorce décorative,
ainsi que des conifères qu’elle aimait tant et pour le retour desquels elle militait ardemment, répétant à chaque groupe de visiteurs, combien ils se révèlent précieux pour les jardins en hiver. L’un de ces soucis
majeurs a toujours été d’intégrer au mieux cette collection de plantes dans ce beau vallon de Normandie. Beaucoup de plantes d’origine ont été préservées dans le jardin chênes, bouleaux, houx spontanés ont
gardé toute leur place aux côtés des joyaux venus de l’autre bout du monde il n’était pas question d’arracher les uns pour privilégier les autres. Elle prenait aussi un soin tout particulier à ne pas heurter le regard
avec des fleurs, des feuillages ou des silhouettes trop exotiques les bambous sont très peu nombreux, et elle ne voulait pas planter d’eucalyptus ni de fougères arborescentes jugées trop exotiques et sans
adéquation avec le paysage Normand (alors que certains micro-climats leur conviendraient sans doute). De même, aucune protection artificielle ne doit venir gâcher le paysage en hiver : pas de serres, pas de
voiles blancs ni d’autres structures venant heurter l’harmonie des lieux. les plantes doivent être assez rustiques ou ne pas rester… Elle aimait d’ailleurs par-dessus tout l’hiver, quand le jardin redevenait «transparent»
et tranquille et que les persistants et les conifères se révélaient aux côtés des nombreux arbres à écorces décoratives.

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13 avril 2012

Manoir de Dur Ecu

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Histoire

Il a été construit au 16e siècle sur des fondations plus anciennes, dans un fief fondé au 14e siècle. Il se compose de dix bâtiments, dont trois moulins, et d'un pigeonnier de 2 000 cases.

La légende attribue son nom à un épisode guerrier au cours duquel Guillaume le Conquérant aurait eu la vie sauvée par Robert Le Fort qui le protégea de son bouclier (on disait alors un écu) .

Appartenant à la famille Heuzey, le fief est vendu à Thomas Ledo. C'est certainement lui qui a fait construire le manoir.

 

Manoir du XVIème siècle

La propriété est achetée à la fin du 17e siècle par Louis de Grimouville, marquis de la Mailleray.

À la mort de ce dernier, en 1685, le fief revient de nouveau à la famille Lesdo.

Le manoir passe ensuite dans de nombreuses mains. Il appartient notamment à Jacques Barbou de Plémarest (1768), Jean-Hervé Mangon, Lesourd de Laignerie (1733), Simon Le Moigne la Couture (1773) .

Le manoir subit des bombardements anglais au cours de la Seconde Guerre mondiale, notamment en juin 1944, qui l'endommagent gravement. Mme Marie-Hélène René-Bazin et son fils Jean ont œuvré à la restauration des bâtiments.

Il est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monument historique (ISMH) en 1982.

Le manoir se situe au milieu d'un très beau parc créé en 1830 par un paysagiste anglais. Il a été classé comme Monument historique (MH) en 1965.

En 1808, une meule romaine est trouvée dans l'enceinte du manoir.

 

Manoir de DUR-Ecu

Anecdote

Le Droit à l'oubli (1992), téléfilm de Gérard Vergez, a été tourné en partie dans le manoir.

Manoir du XVIème siècle, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques. Visite dans les cours selon


circuit avec notice de visite explicative. L’intérieur du pigeonnier se visite, à la différence des autres


bâtiments dont les intérieurs qui ne présentent pas d'intérêt architectural ne sont pas ouverts.

 Le manoir de Dur Écu

 

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Le manoir de Dur Écu a

 

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20 mars 2012

Bricquebec

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Château (XIIe siècle)

 

C'est l'un des mieux préservés de la région, avec remparts, tours et donjon polygonal (classé monument historique). La Tour de l'Horloge abrite un petit musée régional (meubles, médailles, minerais).
istoire de la commune
Les origines de Bricquebec (du scandinave bekkr, cours d'eau, précédé de brekka, la pente) se rattachent à l'épopée des envahisseurs vikings, très solidement implantés en Cotentin au début du Xe siècle.
Place forte des ducs de Normandie. Seigneurie des d'Estouteville, des Bourbon-Saint-Paul, des Orléans Longueville, puis des Matignon. Siège de l'abbaye cistercienne Notre-Dame-de-Grâce, fondée en 1824 par dom Augustin Onfroy.
Cède en 1895 une partie de son territoire qui deviendra L'Étang-Bertrand et Rocheville.

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Bricquebec est un gros bourg situé presque au milieu de la forêt de ce nom, à 3 lieues de Valognes, 3 de la mer, 6 de Cherbourg ; connu par les grosses toiles, draps et droguets qu’on y vend dans les foires et marché ; rénommée pour ses jambons ; ayant une petite manufacture de dentelles et un hopital. Il existe des fabriques de sabots et menus meubles en bois dans la forêt, où il y eu même autrefois de grosses forges, qui furent abandonnées sans motif connu. Cet abandon s’explique d’autant moins que les hommes de l’art ont remarqué les affleurements les plus flatteurs de charbon de terre ; des grès composés de quartz brisés, arrondis, agglutinés avec le mica et le schorl, déposés par couches très régulières ; du schiste par lits parallèles et alternants avec le grès ; veines d’argile noire, mélées de géodes ferrugineuses. On assure dans le pays qu’il a été extrait près de Bricquebec et de sa forêt, du charbon de terre à peu de profondeur. On y a remarqué aussi quelques indices de mines de fer, et soupçonné du minerai de cuivre et même d’argent. On y voit un puit qui fut creusé pour en tenter l’exploitation au ccommencement du XVIIème siècle. On y trouva des paillettes de différentes couleurs, très brillantes : elles annoncent l’arsenic ; ce n’était peut-être que du mica.

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La couche végétale des terrains des environs de Bricquebec est un peu grumeleuse, parce qu’elle est assise sur un lit de schiste dont la première couche, qui est à peu de profondeur, est faible. Nouvellement extraite de la carrière, sa couleur est d’un violet foncé qui prend à l’air une cou leur rougeatre. Les lames sont trop épaisses et les fils trop irréguliers pour qu’on s’en serve comme ardoises. Dans la forêt, il y en a d’une couleur bleuatre, on l’emploie quelquefois, mais elle est de médiocre qualité. On trouve au village de Saint-Martin, une carrière de sulfate de Baryte ou spath pesant.

 

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Près du bourg est une fontaine minérale qui fuit dans le schiste noir et pyriteux ; une autre à une demi-lieue de distance, dans la forêt, sort d’un rocher de pierre calcaire ; elle est peu fréquentée.

Une notice manuscrite attribue à un certain Marc-Varron, favori de César, la fondation de Bricquebec, sur l’étymologie duquel les esprits sont encore partagés. M. de Gerville pense que ce nom dérive du celtique et signifie bois près d’un ruisseau.

Le vieux château-fort de Bricquebec, quoique en grande partie démoli, présente encore des ruines imposantes et d’un effet très pittoresque. Il est situé au milieu du bourg, au bas de la place des Buttes, dans un lieu peu élevé, et près d’un ruisseau dont les eaux remplissaient les fossés qui entourent cette forteresse. Son enceinte était à peu près circulaire. La partie la plus remarquable était un donjon de plus de 80 pieds de hauteur, d’une grande largeur, terminé par une plate-forme qu’une voûte soutient et d’où l’on peut découvrir tout le pays. Ce donjon de la figure d’un codécagone, et dont les murs sont d’une grande épaisseur, communiquait par un rempart élevé à une tour carrée où est placée l’horloge, et sous laquelle est la porte d’entrée du château, devant laquelle furent jadis un pont-levis et un fort. L’enceinte était encore défendue par six tours d’une grande solidité. M. de Gerville peense que la majeure partie des batiments de ce château date du XIV° la fin du XVI° siècle ; on remarque dans la cour des colonnes du XI° siècle.

 

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Le premier seigneur de Bricquebec fut un parent de Rollon, nommé Anslech, dont les descendants, qui prirent le nom de Bertrand, possédèrent cette baronnie jusqu’au milieu du XIV° sièccle, époque où elle passa dans la maison Paisnel, baron de Hambye ; puis de celle-ci dans celle d’Estouteville. Pendant son occupation par les anglais, la baronnie de Bricquebec appartint au duc de Suffolk, puis au sire Berty-Entwizle ; mais après la bataille de Formigny, elle revint aux d’Estouteville, passa dans la famille Boubon-Saint-Paul et d’Orléans-Longueville, enfin dans celle de Matignon, qui en fut dépossédé en 1792.

La forêt de Bricquebec renferme des monuments druidiques en assez grand nombre. Des médailles et d’autres objets trouvés à différentes époques dans cette commune y atteste le séjour des Romains. Comme monument du Moyen-Age, on remarque à l’extrémité est du bourg, l’église batie vers l’an 1040.

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30 janvier 2012

Chateau de Cany

 

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Un monument classé
Classé aux monuments historiques le château de Cany-Barville se visite en Juillet et Août, ses appartements illustrent diverses époques d’art et de vie locale.

Ses différents propriétaires furent : Pierre le Marinier, Pierre de bec de Lièvre, Anne-Christian de Montmorency-Luxembourg.

Il est actuellement la propriété de M. le comte Antoine de Dreux Brézé et de son épouse née Gillonne D’Harcourt, fille de son altesse royale la princesse D’Orléans.
Le comte, très impliqué dans l’enseignement, prête le parc du château de Cany-Barville à l’école Jeanne d’Arc pour y faire un concours annuel d’attelages. 

                               parc du chateau

Le parc et les abords
Un parc à l’anglaise de 30 hectares l’entoure, agrémenté de bassins et d’une demi-lune en eau.

A l’extérieur du parc du château de Cany-Barville, la chapelle de Notre Dame de Barville, bâtie en 1527 selon une inscription sur l’un des piliers.Elle dépendait de l’abbaye de Valmont dont les seigneurs étaient la famille de Guyon-Matignon puis des Grimaldi Princes de Monaco.
C'est un lieu de pélerinage dédié à Saint SIMEON. ce pélerinage se perpétue tous les premiers dimanche de mai.

Plus à l’écart, la chapelle de Saint Gilles Saint Leu sur le hameau de Caniel, datée du 17ème siècle, construite entièrement en grés. Elle appartenait à l’abbaye de Fécamp, et se trouve en face des ruines du château médiéval de la baronnie de Caniel. Des légendes locales font remonter ce lieu de culte à l’époque de Clovis.

parties constituantes : cour ; parc ; douves ; chapelle ; logement de domestiques ; communs ; écurie ; aire à battre couverte ; serre ; orangerie ; étable à vaches ; grange ; manège

époque de construction : 2e quart 17e siècle ; 4e quart 17e siècle ; 2e quart 19e siècle
année : 1702 ; 1782
historique : Château construit de 1640 à 1646 pour Pierre Le Marinier, construction fréquemment attribuée à François Mansart, sans aucun fondement. Chapelle construite vers 1697. Communs est portent la date 1702. Pont conduisant au logis porte la date 1782, réfection. Château restauré vers 1830 pour la famille de Montmorency-Luxembourg
gros-oeuvre : brique ; calcaire ; grès ; appareil mixte ; enduit partiel

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 L'approche est somptueuse, au détour d'un plan d'eau, il tarde au visiteur de contempler 

le château masqué derrière ses dépendances. Ce dernier fut construit à partir de 1640 à
l'initiative d'un parlementaire de Rouen, Pierre le Marinier, et achevé en six ans, dans
une parfaite unité de style. Depuis, à l'exception d'un perron un peu disgracieux, aucun
ajout n'a été fait et plus de trois siècles après, « le château de Cany nous apparaît encore
exactement comme il est né, dans son écrin végétal », remarque Laure Normand, fille de l'actuel
propriétaire, Antoine de Dreux-Brézé.

Chateau de Cany 4

Le choix d'y habiter
Autre fait notable de ce château, il n'a jamais quitté la famille des descendants de Pierre
Le Marinier et conserve de ce fait une grande partie de son mobilier d'origine, pour l'essentiel

XVIIIe. Mais depuis 1980, date à laquelle, il est décidé de l'ouvrir au public, le château
n'est plus occupé. « Un regret » pour Laure Normand qui, après y avoir vécu toutes ses années
d'enfance, songe sérieusement à s'y réinstaller l'été, pressée de « réveiller ces bruits qui
remplissent d'ordinaire les maisons habitées ». De plus, « le château est beaucoup moins colossal
qu'il n'y paraît », précise-t-elle. Une douce clarté baigne l'intérieur divisé en pièces à taille
humaine et derrière les tapisseries et les boiseries Régence, les commodes marquetées et les
soieries des lits à baldaquin, une vie plus familière semble toute prête à renaître, portée par
le souffle du quotidien ou l'ivresse des grandes vacances. Comme s'il y avait décidément quelque
chose d'un peu trop sage dans la visite de ce château à l'apparence si solennelle, une envie
brûlante de sauter par-dessus les cordelettes pour se livrer à une vaste partie de cache-cache
dans les escaliers dérobés, sous les tables des anciennes cuisines, dans les sombres alcôves des
chambres à coucher.

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17 décembre 2011

Tarte au pont l'évêque et au calvados

 Tarte au pont l'évêque et au calvados
 
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 30 min

Ingrédients


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300 g de pâte brisées déjà roulée toute prête
250 g de crème fraîche épaisse
4 oeufs
2 c. à soupe de calvados
beurre
poivre
Préparation
pour Tarte au pont l'évêque et au calvados

Préchauffez le four th.7 (210°C 410F).

Abaissez la pâte et garnissez en un moule à tarte beurré.

Piquez le fond à la fourchette.

Détaillez le fromage en tranches, étalez les sur le fond de tarte.

Fouettez la crème avec les oeufs et le calvados. Salez, poivrez et versez sur la tarte.

Enfournez pendant 30 min dans le bas du four jusqu'à ce que le dessus soit bien doré.
 

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09 septembre 2011

Manoir de Caumont

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 DANS La Promenade l'Intimité D'Une Ancienne seigneurie 
de la Vallée de la Seine, Reflet d'Un Certain Regard "art de vivre".
Visite dans l'intimité d'une seigneurie ancienne
de la vallée de la Seine.
115
Implanté "entre cour et jardin" le Manoir de Villers était en
1581, une "Maison de Maitre" construite en pierre de Caumont avec un étage
à pans de bois et recouverte de petites tuiles.
Il fut transformé et agrandi au cours des siècles, jusqu'à devenir ce grand
manoir néo-normand aux toitures inspirées des
plus belles maisons de Rouen et aux façades habillées d'un curieux trompe
l'oeil (architecte : Lassire).
MANOIR DE VILLERS01
Vestige des siècles, le manoir est le témoin de la vie quotidienne rurale ;
"maison des champs" de hauts personnages rouennais,
il évoque un art de vivre fait d'honneurs, d'obligations et de plaisirs.

Accueilli dans la maison,
le visiteur est invité à une sorte de promenade dans des pièces meublées et
habitées.

Il découvre sous la conduite des propriétaires, en s'appuyant sur leur patrimoine
familial, comment l'art de vivre français,
qui s'est exprimé dans les arts décoratifs, est lié à l'Histoire.
MANOIR DE VILLERS 2
Entre Seine et forêt, le Manoir de Villers (XVIème-XIXème siècles), entouré
d'un beau parc historique (Label Jardin Remarquable),
appartient à la même famille depuis 1764. Inscrit ITMH, membre des Parcs et
Jardins de Haute Normandie et de la Route des Abbayes,
il est ouvert à la visite du public. Les chambres, aux meubles d'époque
(XVIIIème siècle), pleines de charme, ont vue sur le parc et la Seine.

Villers était en 1581 une petite seigneurie avec dépendances. Agrandi au
cours des siècles (XVIème-XIXème), il est devenu le grand manoir actuel.
Les propriétaires commentent la demeure meublée et habitée, arts décoratifs
à travers les siècles en s'appuyant sur le patrimoine familial.
Expositions temporaires à thème. Parc créé au XVIIIème puis agrandi et
réaménagé au cours du XIXème.

MANOIR_VILLERS_2
La visite du Manoir (1 heure) s'organise
selon l'itinéraire suivant:

-le Grand Vestibule
-le Salon Bureau
-la Salle à Manger: Ancienne antichambre du XVIIIème siècle, la salle à manger permet 
de raconter toute l'histoire de la céramique européenne.
-la Chambre des Voyages, de Louis XVI ou de la Mer 
-la Chambre Louis XV dite du Milieu
-le Grand Escalier avec les "Mobiles"
-le Grand Salon
-la Bibliothèque

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Vous pouvez également visiter le parc (de 1/2 heure à 2 heures) 
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Pour une approche plus approfondie des Arts Décoratifs du Manoir de Villers,
voir le cycle à thème.
Trois jolies chambres sont proposées en "chambres au château" aux hôtes de
passage (réservation obligatoire).

parc:
Thèmes :
A la française, A l'anglaise
Présentation PARC DU MANOIR DE VILLERS :
Le jardin secret : Un passage dérobé conduit aux marches d'un petit jardin,
caché dans les vivaces et les hautes herbes, voué à l'intimité.
Ici, tout est nuance et légèreté. Point de jaune trop ardent; des verts qui
virent au bleu, du bleu, du blanc et du mauve pour faire changer
le reste; des feuillages: décor de fin de floraison.
Le jardin du Levant : Intégré à la composition classique, dans des quinconces
de tilleuls, un jardin de roses situé à l'est est organisé autour
de Rosa Sinensis Mutabilis qui décline une gamme de tons miel, sable, rose tyrien,
en correspondance avec les couleurs des façades du manoir.
La Glacière : noyer et châtaigniers ombrent la glacière du XVIè. Elle se cache,
toute modeste, derrière le théâtre de verdure. Rappelant son rôle
domestique, elle est entourée de fleurs aux couleurs de sorbet, de plantes
piquantes ou parfumées.
Le théâtre de verdure : le manoir regarde l'immense paravent d'ifs taillés en
chapeau de gendarme, percé de portes entourant la scène. Le large
escalier conduit le spectateur aux plates-bandes blanches, d'où son regard peut
embrasser l'ensemble du manoir.
Le parc romantique du parc, planté au XIXè, forme un bosquet de très beaux arbres.
Les pas du flâneur le conduisent à la grande clairière dans
un jeu de vues entre le parc et le paysage environnant.
Le jardin secret : Un passage dérobé conduit aux marches d'un petit jardin,
caché dans les vivaces et les hautes herbes, voué à l'intimité. Ici, tout est
nuance et légèreté. Point de jaune trop ardent; des verts qui virent au bleu,
du bleu, du blanc et du mauve pour faire changer le reste; des feuillages: décor
de fin de floraison.
Le jardin du Levant : Intégré à la composition classique, dans des quinconces de
tilleuls, un jardin de roses situé à l'est est organisé autour de Rosa Sinensis
Mutabilis qui décline une gamme de tons miel, sable, rose tyrien, en correspondance
avec les couleurs des façades du manoir.
La Glacière : noyer et châtaigniers ombrent la glacière du XVIè. Elle se cache,
toute modeste, derrière le théâtre de verdure. Rappelant son rôle domestique,
elle est entourée de fleurs aux couleurs de sorbet, de plantes piquantes ou
parfumées.
Le théâtre de verdure : le manoir regarde l'immense paravent d'ifs taillés en
chapeau de gendarme, percé de portes entourant la scène. Le large escalier
conduit le spectateur aux plates-bandes blanches, d'où son regard peut embrasser
l'ensemble du manoir.
Le parc romantique du parc, planté au XIXè, forme un bosquet de très beaux arbres.
Les pas du flâneur le conduisent à la grande clairière dans un jeu de vues entre
le parc et le paysage environnant.
Les boulingrins : ces vestiges du XVIIè ont été restaurés pour le plaisir des yeux.
MANOIR_VILLERS_1
Histoire PARC DU MANOIR DE VILLERS :
Les jardins classiques (XVIIIème) sont devenus, à la fin du XIXème, un parc ouvert
sur la vallée de la Seine, fortement structuré. Celui-ci a été réhabilité dans un
esprit nouveau, où rigueur et souplesse permettent de passer du sophistiqué au
bucolique.
Il est aujourd'hui la scène où spectacles et promenades se suivent au fil des saisons.
 

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01 septembre 2011

Abbaye Notre Dame du voeu

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En 1145, l'impératrice Mathilde (1102-1167), fille de Henri Ier d'Angleterre et petite-fille

 de Guillaume le Conquérant, a demandé une abbaye dédiée à la Vierge pour être construit ici.

 La légende veut que, elle était en voyage d'Angleterre en France quand son bateau a commencé à se perdre au cours d'une terrible tempête. Elle implora la Vierge pour la sauver, en promettant de construire une église où le navire atterri en toute sécurité. Visée de la côte, 

le capitaine du navire aurait dit la reine, "Chante Reine, Voici la Terre! "(Queen chanter,voici la terre!). Par conséquent, cette portion de terre a valu le nom de Chantereyne laquelle il est encore appelé à ce jour. Cependant, cette histoire n'est pas présent dans toute la chronique de l'époque. Selon historien local, Robert Lerouvillois , le Chantereyne nom renvoie à la grenouille de nombreux croassa dans la zone marécageuse. L'abbaye fut consacrée en 1181,quatorze ans après la mort de Mathilde et a été nommé " l'Abbaye du Voeu . " Son fils,Henri II ( 1133-1189), désormais roi d'Angleterre et duc de Normandie, a poursuivi le travail entrepris par sa mère. En 1532, le chef religieux de l'abbaye a été remplacé par une figure laïque qui a commencé une période de décadence. L'abbaye ne pouvait pas se maintenir avec unrevenu diminué et tomba peu à peu en ruine. En 1758, après le dernier raid en anglais, les autorités municipales ont décidé de changer de Cherbourg dans un port maritime, nécessitant ainsi l'annexion de terres de l'abbaye. En 1774, la vie religieuse à l'abbaye a cessé d'exister. 

De 1793 à 1866, les bâtiments ont été transformés en un hôpital et finalement une caserne militaire. Jusqu'à l'aube du 20e siècle, la marine utilise l'abbaye comme un magasin. 

L'abbaye a souffert beaucoup de malheurs. Il a été attaqué à plusieurs reprises pendant les Cent années de guerre tout en étant fortement endommagé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Classée monument historique depuis 1913, le site est actuellement en restauration. Un certain nombre de découvertes archéologiques ont été faites il ya en 1994, notamment dans une ex c la pierre tombale eptional d'un prêtre de Querqueville nommé Guillaume Argene de Rai datant de 1280. 

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L'abbaye Notre-Dame du Vœu est un édifice religieux catholique implanté à Cherbourg-Octeville, rue de l'Abbaye.

Fondée en 1145 par Mathilde l'Emperesse qui la place sous l'autorité de chanoines réguliers de saint Augustin, l'abbaye, éloignée de la place forte de Cherbourg est pillée et brûlée de nombreuses fois, puis abandonnée par les religieux avant la Révolution française. Après un premier classement partiel en 1913, elle est en restauration depuis 40 ans et fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 2002.

 

1 La légende de Chantereyne

2 La fondation de 1145

3 Prospérité et destructions

4 Restauration

5 Armoiries

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La légende de Chantereyne 

 

Une légende, rapportée par Arthur du Moustier (ou Arthus Dumonstier) au xviie siècle, dans Neustria pia (1663), et complétée plus tard par Dom Beaumier dans son Recueil des évêchés, archevêchés et abbayes (1726), explique la fondation et le nom de l'Abbaye.

Ils racontent que, prise dans une terrible tempête en mer, entre la Normandie et l'Angleterre, Mathilde l'Emperesse, petite-fille de Guillaume le Conquérant, aurait demandé à la Vierge de la sauver, promettant d'ériger une église là où elle débarquerait. Voyant la terre, le pilote aurait dit à la Reine « Chante Reine, voici la terre », laissant ce mot à la croûte du Homet.

Mais cette version n'est présente dans aucune chronique de l'époque . Selon Robert Lerouvillois, il est plus probable que le vœu évoqué soit celui que Guillaume le Conquérant, tombé gravement malade à Cherbourg, fit de guérir, et en accomplissement duquel, il avait fondé la collégiale du château de Cherbourg en 1063. Sa petite-fille aurait voulu ainsi le renouveler. Quant au nom de Chantereyne, il se réfèrerait au ruisseau éponyme, qui avec celui de la Bucaille traversaient cette zone marécageuse, et dont l'étymologie renverrait à cantu ranarum,

 « lieu où chante les grenouilles » .

La fondation de 1145 

En dehors de la légende de Chantereyne, l'objet de la fondation de l'abbaye par l'Emperesse est incertain, le chartrier originel ayant été détruit lors des pillages successifs durant la Guerre de Cent ans. Les auteurs lui affectent la volonté soit de raviver le vœu fait par ses grands-parents,

 Guillaume et Mathilde de Normandie, de bâtir une collégiale pour la guérison du duc de Normandie, soit de pallier la faible spiritualité des moines de celle-ci . Gustave Dupont note une donation de terre faite à SM de Voto en 1122 à Aurigny, qui prouverait l'antériorité de la fondation de l'établissement cherbourgeois6 aux larges dons de Mathilde, mentionnée comme fondatrice en 1145 dans tous les documents officiels.

 

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Réfectoire de l'abbaye Notre-Dame du Vœu

Le choix du lieu, la croûte du Homet, presqu'île marécageuse arrosée par les ruisseaux de la Bucaille et de Chantereyne, à un kilomètre au nord-ouest de la forteresse de Cherbourg, est tout aussi énigmatique.

Cette création ou refondation s'inscrit dans le mouvement de construction de nombreuses abbayes par les ducs et les grands barons normands entre 911 et 1204. Mathilde fonde elle-même deux autres abbayes, à Valasse et à Silly-en-Gouffern (Orne), également dédiées à la Vierge, dans le cadre de l'important culte marial de l'époque, et se fait enterrer à Notre-Dame du Bec qu'elle a richement doté.

Suite à cette fondation ou refondation de 1145, Mathilde y installe en 1160 une communauté de chanoines réguliers de saint Augustin issusde l’abbaye Saint-Victor de Paris, et meurt à Rouen en 1166, avant l'achèvement des travaux. Son fils, le roi Henri II Plantagenêt assiste aux côtés de son épouse Aliénor d’Aquitaine à la consécration de l'abbaye en 1181 et l'unit au monastère arrouaisien de Saint-Hélier, de Jersey en 1187 pour accroître sa puissance . La construction des bâtiments selon le plan bénédictin s'étale ensuite sur plusieurs siècles (église, cuisines et cellier au xiie siècle, réfectoire et salle capitulaire au XIIIe siècle). Le cloître, élément central de l'abbaye bénédictine, à l'est, et l'église, au nord, sont achevés en 1181. Le couple royal, Henri II d'Angleterre, fils de Mathilde, et Aliénor d'Aquitaine, son épouse,assistent à la consécration de l'église cette même année.

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  Prospérité et destructions 

Le XIIIe siècle est celui de la prospérité grâce aux dons lors des croisades. En 1266, 47 religieux, dont 27 résident à l’abbaye les autres dans les prieurés,y sont rattachés. Elle reçoit les visites royales de Louis IX de France (1256) et Philippe le Bel (1286).

Mais, sans protection, l'abbaye est régulièrement pillée et brûlée lors des incessantes batailles franco-anglaises (1294, 1295, 1327, 1330, 1340, 1346, 1377),contraignant les religieux à la quitter. Elle est reconstruite vers 1450, disposant le droit de haute-justice sur 77 paroisses et les îles anglo-normandes.

Elle sera de nouveau endommagée durant les guerres de religion. Elle subit le régime de la commende à partir de 1583. Réformée à la fin du xviie siècle sous l'impulsion de l'évêque de Coutances, Loménie de Brienne, et de l'abbé commendataire de Cherbourg, Alexandre Le Jay, par l'installation de chanoines réguliers de la congrégation de Bourg-Achard, elle subira le déclin commun aux institutions monastiques masculines et sera fermée en 1774.

Vue cavalière de l'abbaye vers 1780

Avec la construction du port militaire, ses terrains d'une quarantaine d'hectares qui s'étendaient de la mer jusqu’à l’actuelle rue Pierre de Coubertin, 

sont annexés en 1778. Elle devient la résidence du duc d'Harcourt, gouverneur de Normandie, et accueille le Roi en 1786. Elle est transformée ensuite en

 hôpital de la Marine entre 1793 et 1866, en bagne sous le Premier Empire et en caserne Martin-des-Pallières à partir de 1850 pour l'infanterie de marine.

En 1928, est installée une cité ouvrière, la cité Chantereyne, épargnée par les bombardements mais incendiée par les Allemands en juin 1944.

Restauration 

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Église de l'Abbaye Notre-Dame du Vœu

Un premier classement au titre des monuments historiques intervenu le 20 août 1913 sur les bâtiments conventuels, n'a pas été accompagné d'un plan de 

sauvegarde ou de protection. La mairie réfléchit en 1931 à la fondation d'un musée de sculpture confié au peintre Émile Dorrée, mais ne donne pas suite au projet.

Rachetée par la mairie en 1961, l'abbaye est lentement consolidée et restaurée à partir de 1965. L'ensemble des bâtiments, vestiges et sols de 

'ancienne abbaye, est classé en septembre 2002. Plusieurs enquêtes archéologiques sont menées, permettant notamment de mettre au jour en 1994 la plate-tombe 

en céramique du prêtre Guillaume Argème de Rai, classée monument historique en février 1995 et exposée dans le logis abbatial de l'abbaye.

La grande cheminée de la maison abbatiale (XVIe siècle) est conservée dans la salle du conseil de l'Hôtel de ville, le portail occidental de l'église 

(XIIIe siècle) muré en 1759 et redécouverte lors des travaux du génie militaire en 1892, est exposé dans le Jardin public. Les objets cultuels et œuvres

 d'art ont été dispersées dans les églises de la ville, en particulier à la basilique Sainte-Trinité et l'église Notre-Dame du Vœu.

286px-Armoiries_de_l'Abbaye_Notre-Dame_du_Vœu

Armoiries 

Victor Le Sens décrit ainsi les armoiries de l'abbaye : « mi parti d'azur à une fleur de lis d'or et de gueules à une tour du même et coupé au pont à quatre arches d'or avec la mer de sinople ; la crosse mise en pal derrière l'écu et le tout surmonté de la couronne de baron. »

La fleur de lys évoque que l'abbaye était royale, tandis que la tour renvoie aux droits seigneuriaux exercés par l'abbé sur ses terres. Le Sens voit dans le pont une évocation du caractère insulaire de la croûte du Homet, l'« île d'Oulme », où a été bâtie l'abbaye. La couronne indique le titre de l'abbé de baron de Cherbourg, de Sainte-Geneviève et de Neuville, et la crosse se réfère à son droit de porter mitre, crosse et anneau.

Le blason se trouvait peint sur la porte principale de la salle abbatiale. Il a été reproduit par l'architecte de la ville de Cherbourg Geufroy, sur le manteau de l'ancienne cheminée de l'appartement de l'abbé et sur les statues d'albâtre de la Vierge et de saint Augustin provenant de l'abbaye et déposées en l'église Notre-Dame du Vœu8.

Le sceau datant du XVe siècle portait quant à lui une fleur de lys, un château fortifié et un pont avec cette légende : S. baillive oblig abbie de Voto.

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30 août 2011

Les Vikings

Le peuple Viking

 Les Vikings, également appelés Normands ou Varègues, sont un peuple originaire de Scandinavie. 

Expansion viking du VIIIe au XIe siècle

Ce peuple connut vraisemblablement une grande expansion démographique à partir du VIIIème siècle ce qui les poussa à mener des expéditions maritimes. Celles-ci étaient quelquefois commerciales, mais furent le plus souvent des opérations de razzias, qui détruisirent le fragile commerce de l'époque Carolingienne, et provoquèrent l'apparition de la féodalité. Ils eurent une attitude pré-coloniale, établissant des bases semi-permanentes sur les côtes, puis s'installant définitivement, notamment sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord ou en Russie du VIIIème siècle au XIème siècle. 

Bien qu'ils se fussent installés aussi bien en Irlande, où ils ont fondé la plupart des villes (telles Dublin), qu'en Grande-Bretagne, notamment à York, c'est en Normandie que leur entreprise a le mieux réussi et d'où ils assurèrent leur pérennité jusqu'à nos jours. 

Navigateurs hors pairs, ils furent d'abord des commerçants au long cours. Mais l'installation des Arabes en Espagne à partir de 711 leur coupant la route de la Méditerranée, ils profitèrent de la faiblesse de l'ancien empire de Charlemagne. Utilisant un remarquable navire pouvant aussi bien utiliser la voile que des rangs de rameurs, à faible tirant d'eau sauf à le lester de pierres, dont la proue relevée est le drakkar, le snekkar ou langskip, ils menaient des raids d'une redoutable efficacité, jusqu'à l'intérieur des terres en remontant les fleuves.

Les origines géographiques et aires d'extension : 

Le territoire d'origine des Vikings influençait fortement le découpage de leurs aires d'extension. Ainsi, les Vikings originaires de l'actuelle Suède, appelés Varègues, étendirent leur domination vers l'est, sur les rives de la mer Baltique et sur la Russie. 

Les Danois orientèrent leurs conquètes et pillages dans l'axe de la mer du Nord et de la Manche, le long des côtes et des fleuves d'Angleterre et des actuels Allemagne, Pays-Bas, Belgique et France. Ils y étaient également appelés Normands. 

La Normandie avant la conquête romaine

Quant aux Vikings originaires des côtes occidentales de la Scandinavie (l'actuelle Norvège), leurs raids et leurs conquêtes concernaient principalement l'Écosse, l'Irlande, les îles Féroé, l'Islande et le Groenland, ainsi qu'un éphémère raid d'exploration au Vinland, sur les côtes Américaines.

Quelques dates : 

- 793, premier raid connu sur la côte est de l'Angleterre et destruction de l'abbaye de Lindisfarne, 

- 795, les Vikings atteignent l'Irlande, 

- 802, les Vikings battent les Écossais et s'emparent des Orcades, Shetland et Hébrides, 

- 820, attaque victorieuse des Vikings de Norvège contre l'Irlande, ils s'y installent ainsi qu'à l'île de Man, 

- 833, les Vikings suédois installent des comptoirs au lac Ladoga, 

- 834, les Vikings Danois envahissent la Frise et se retirent après pillage, les Vikings Suédois (Varangien) raccourcissent la voie commerciale vers la mer Noire par la Russie, 

- 835, les Vikings Danois attaquent avec succès l'Angleterre de l'Ouest, ils s'établissent dans l'est de l'Angleterre, 

- 839, les Vikings écrasent une révolte des Irlandais. 

- 840, les Normands sont sur l'île de Noirmoutier en Bas-Poitou 

- 841, premier raid sur Rouen, destruction des abbayes de Jumièges et Saint-Wandrille, les Vikings Danois sont sur l'île de Walcheren à l'embouchure de l'Escaut, les Vikings Danois ravagent le Lindsey, l'Est-Anglie et le Kent en Angleterre, 

- 843, les Normands prennent Nantes, les Irlandais se révoltent contre Thorgis et chassent les Vikings Norvégiens à l'exception de quelques postes côtiers. 

- 844, un raid Viking sur Séville, en Espagne est repoussé, un autre au Maroc est victorieux, 

- 845, Ragnar Lodbrok remonte la Seine jusqu'à Paris, d'autres raids auront lieu en 857 et 858, 

- 850, les Vikings s'installent aux embouchures de la Seine et de la Loire, début de la lutte entre Vikings Danois et Norvégiens pour le contrôle des côtes d'Irlande (fin en 853 ils fondent la plupart des villes Irlandaises, dont Dublin, Cork et Limerick), 

- 856, les Vikings ravagent la Normandie et l'Île-de-France, 

- 861, les Vikings Danois s'emparent de Winchester, la capitale du roi Aetelbert de Wessex, 

- 863, les Normands remontent le Rhin en pillant. 

- 865, l'Angleterre paie les premiers tributs aux Vikings, 

- 866, la France paie les premiers tributs aux Vikings ; les Vikings sont battus par les Francs lors de la bataille de Brissarthe ; le roi Viking Hasting se retire mais Robert le Fort est tué, 

- 869, une révolte des paysans entre Seine et Loire contre les Normands est écrasée par la cavalerie Franque, 

- 875, Ingolfur Arnarson fonde la ville de Reykjavik en Islande, 

- 885, les Normands occupent Rouen et assiègent Paris, la France leur verse un tribut de 350 kg d'argent, 

- 886, le comte Eudes, ancêtre des Capétiens résiste aux Normands à Paris. 

- 898, Ottar découvre la voie maritime de la Norvège vers la Russie par le Cap Nord et la Mer blanche, 

- 900, les Vikings Danois s'établissent sur la cote de Neustrie (nord de la France), nombreux raids Vikings sur la côte méditerranéenne. 

- 901, Gunnbjorn aperçoit le Groenland, 

- 911, traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles III le simple concède la plus grande partie de la Normandie à Rollon (une autre partie comme la péninsule du Cotentin sera annexée des Bretons un peu plus tard),

La milice de Guérande face aux Normands en 919 - in Vie de Saint Aubin , manuscrit du xie siècle provenant de l’abbaye d’Angers 

- 981, Éric le Rouge aborde le Groenland, il s'y installera quelques années plus tard, 

- 1002, 13 novembre, massacre de la Saint-Brice par le roi Anglo-Saxon Ethelred II, Brian Boru devient roi d'Irlande, 

- 1013, les Vikings Danois sous le roi Svend Ier terminent la conquête de l'Angleterre. 

- 1014, Brian Boru arrête les Vikings à Clontarf, en Irlande, 

- 1015, les Vikings abandonnent le Vinland (Terre Neuve), leur colonie en Amérique du Nord, 

- 1043, les Normands battent les armées Byzantines en Apulie, en ItalIe du Sud et s'emparent de la région,

- 1059, les Normands confirment la souveraineté du pape sur l'Italie et la Sicile et s'y implantent avec son soutien dans le Sud et sur l'île, 

- 1061, les Normands commandés par Robert Guiscard défont les Arabes à Messine et s'installent en Sicile, 

- 1066, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, envahit l'Angleterre après avoir gagné la bataille de Hastings, 

Représentation de Vikings datant du ixe ou du xe siècle

- 1072, les Normands sous les ordres de Robert Guiscard s'emparent de la plupart de l'Italie Byzantine, 

- 1081, les Normands conduits par Robert Guiscard envahissent les Balkans, 

- 1185, de leur base de Sicile, les Normands lancent une expédition victorieuse dans les Balkans, en Salonique. 

- 1204 la garde Varangienne qui protégeait Constantinople est dissoute après la prise de la ville par la quatrième croisade.

Quelques vikings célèbres : 

- Rollon, est le premier jarl (seigneur) de Normandie. 

Proue décorée d'un drakkar

- Leif Erikson, a navigué jusqu'à Terre-Neuve et installé un village qui fut évacué rapidement à L'anse aux meadows ce qui fait 

de lui le découvreur pour les Européens de l'Amérique, vers l'an 1000. 

 Mythes sur les Vikings : 

Il n'y a aucune preuve que les Vikings portaient des casques à cornes. Ce mythe à été créé en Suède vers la fin du IXème siècle, puis popularisé par des bandes dessinées comme Astérix ou Hägar Dünor et de nombreuses autres fictions. Par contre leur casque a un nasal (tige de fer devant le nez, comme l'atteste la tapisserie de Bayeux).

an 793

En 793, une expédition viking attaque une abbaye en Grande-Bretagne : cet événement a été retenu par les historiens pour marquer le début de l'aventure viking, qui marquera l'Europe sur plus de deux siècles. Comment expliquer cette expansion des « hommes du nord » à cette époque ?

Camp viking de l'Anse aux Meadows sur la côte de Terre-Neuve

Vers 800, l'Europe de l'Ouest est dominée par l'empire carolingien. Seules les îles britanniques, la Scandinavie, la Bretagne et l'Espagne musulmane échappent au contrôle de Charlemagne. Mais au début des années 840, les petits-fils de Charlemagne se disputent l'héritage carolingien. Ils se livrent à des guerres fratricides qui les affaiblissent. Finalement, ils signent le traité de Verdun en 843 qui divise l'empire carolingien en trois royaumes. Au siècle suivant, le royaume de France se fractionne en principautés et en fiefs rivaux. Le roi n'a plus d'autorité sur les comtes qui deviennent indépendants et construisent les premiers châteaux forts.

L'Europe de l'Est est occupée par les peuples slaves. Enfin, le bassin méditerranéen est aux mains des Arabo-musulmans (Espagne, Afrique, Proche-Orient) et des Byzantins (Italie du Sud, Balkans, Grèce, Asie mineure).

Les Vikings faisaient du négoce avec leurs voisins avant le VIIIe siècle, mais à partir de cette époque, ils commencent à établir leur domination sur les réseaux d'échanges commerciaux du Vieux Monde. Les raisons de cette expansion sont diverses : sans doute qu'une augmentation de la population a provoqué une faim de terres et de richesses. Les Vikings ont aussi profité des faiblesses du monde carolingien pour s'imposer. Leur tactique de pillage était également efficace.

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Coutumes et modes de vie

Vikings_fight

Civilisation : Famille et clan

Un roi est élu lors des things pour un an ("till ars ok fridar" pour [que règne] une année féconde et pour la paix). Ce roi peu être sacrifié s'il y a des famines, la guerre...

Il y a des jarls qui sont de grands propriétaires terriens et qui paient des guerriers, des combattants et des hommes pour leur services. Ensuite viennent les boendi, ceux qui travaille la terre et puis les autres, les tralls.

A la base, la famille définit le Viking qui appartient à un clan. Elle inclut les consanguins, les amis proches et les frères jurés, parents adoptifs et pauvres à la charge de la maison.

Les Vikings avaient des esclaves auprès d'eux.

À la tête des Vikings, le roi était choisi ou élu par les grands à l'intérieur de quelques familles. Il pouvait être destitué s'il ne donnait pas satisfaction.

Les marchands enfin étaient liés entre eux par des serments.

La femme trouve sa place : elle est certes exclue des affaires publiques mais elle est par exemple chargée de défendre l'honneur de son époux. Elle est en outre la maîtresse dans la maison.

Les pauvres, nombreux, sont confiés aux familles.

Habitat

Site viking

Les Vikings vivent dans des fermes aux bâtiments multiples dont les murs sont en tourbe, dotés d'une pièce principale pour les humains. Il n'y a ni fenêtres ni cheminées mais une fosse à feu, située au centre qui sert à chauffer et éclairer. Les espaces libres sont occupés par des banquettes dont le couvercle se relève et qui contient la literie ; ces banquettes sont recouvertes de peaux et de fourrures. Les tables sont constituées d'une planche articulée sur deux pieds que l'on enfonce dans le sol au moment des repas. Le sol est en terre battue.

La lampe est un récipient semi sphérique où brûle du suif ou de l'huile de poisson.

Le métier à tisser est le meuble le plus important.

Le toit est recouvert de lattes de bois couvertes elles-mêmes de tourbe gazonneuse.

L'habitat n'est jamais groupé

Le repas

Les Vikings confectionnaient à la base de leurs recettes un fond de sauce et accompagnait le plat d'un pain croustillant sur lequel était étalé du beurre. Le plat principal était forcément le poisson séché.

On mangeait dans des assiettes en bois, des écuelles. On cuisinait dans des chaudrons.

Les seuls fruits consommés sont les pommes, les noisettes et les noix.

On buvait de la bière ou de l'hydromel dans des gobelets très évasés. 

Les vêtements

Le Viking porte un pantalon long et flottant ; sur la tête un bonnet de feutre ou de laine. Les sous-vêtements n'existent pas encore. Il garde sa barbe et une longue chevelure.

La femme porte une longue robe de laine plissée. 

Les armes

L'arme favorite des Vikings était la hache qu'ils maniaient avec une grande dextérité ; venait ensuite la longue épée plate à double tranchant, puis la lance, l'arc et les flèches et le couteau en fer à un tranchant. Les objets retrouvés dans les tombes des vikings indiquent que ceux-ci n'utilisaient jamais toutes ces armes à la fois. Pour se protéger au cours d'une bataille, les guerriers revêtaient une cotte de mailles en fer, un casque rond en cuir ou en fer et se protégeaient avec un bouclier en bois. Les sagas racontent que certains Vikings étaient des combattants particulièrement féroces, que l'on appelait berserks et qui se battaient sans armure, "comme des bêtes sauvages". Ils furent sans doute largement responsables du sentiment de terreur qui se répandit en Europe à cette époque.

Vie pratique : sport et écriture

Le viking est un chasseur qui pratique le ski, le patinage, la lutte, la natation, le tir à l'arc.

Les runes ou les écrits se gravent avec un objet pointu (stylet, couteau, hachette…) sur un support dur (bois, pierre, cuir métal, os…). La langue est le norois aux consonnances germaniques. La première syllabe des mots est accentuée. 

L'esprit d'aventure

Les peuples du Nord étaient de grands voyageurs, même sur leur propre territoire. En été, ils se déplaçaient à pied ou à cheval. En hiver, ils utilisaient des raquettes, des traîneaux ou des skis.

Leur talent de constructeurs de navires et de marins les emmena jusqu'aux limites du monde connu. Au début ils s'aventurèrent à l'est, traversant la Baltique et descendant les fleuves russes. Ces expéditions dangereuses sur des rapides et en territoire hostile semblent pourtant peu de chose en comparaison des dangers du voyage à l'ouest, sur l'Atlantique. Dans leurs bateaux ouverts à l'équipement de navigation rudimentaire, les marins affrontaient les tempêtes, les récifs, les icebergs et toutes les terreurs d'une mer inconnue. 

Vie pratique : une année

L'année débute avec le mois d'avril, le mois du coucou, des semailles. Il faut aussi couper du bois. En mai, les Vikings s'occupent de leurs moutons, chassent le faucon, pêchent (notamment les cétacés). Mi-juin est le mois du soleil vénéré et du ping, la grande assemblée et des grandes expéditions.

Le ping est l'assemblée où la loi est lue. Les juges étaient le plus souvent des voisins ou des dignitaires locaux. La peine de mort n'existe que pour des cas très graves (viol, vol et le meurtre d'une victime sans défense, magie ou sorcellerie). On condamne souvent à l'amende ou au bannissement dans les cas plus graves.

En juillet, viennent les foins. En septembre, on commence à enterrer la viande pour la surgeler en prévision de l'hiver.

Le Viking chasse à l'arc et à l'épieu. La pêche se poursuit pendant les mois d'hiver en forant un trou dans la glace. Ils fabriquent également des serrures et des clefs ; se livrent à des joutes d'énigmes pour passer le temps.

Cette longue période est rythmée par les fêtes (celle du solstice d'hiver durant laquelle un grand sacrifice est pratiqué). 

 e bois couvertes elles-mêmes de tourbe gazonneuse.

L'habitat n'est jamais groupé.

Le Mariage

Le mariage est le plus important dans la vie sociale des vikings, où les liens du sang l’emportent sur tous les autres. De plus, la femme, très considérée, apporte à son époux et au clan de celui-ci la force, les relations et les biens. la décision est prise par les parents des jeunes gens.

Le candidat doit faire preuve de sa décision par des cadeaux qui constituent une sorte d’achat de sa future épouse. Le niveau de fortune doit être à peu prés le même de part et d’autre, pour éviter l’affaiblissement de l’un des clans. La cérémonie des noces est très simple : l’union est consacrée à l’aide d’un marteau, attribut rituel du dieu thor, en présence des membres des deux clan.

Le mariage est une étape cruciale de l'existence ; les trois jours, banquet nuptial ponctué de déclamation de poèmes ou de récits, de chants et danses sont la tradition. L'hydromel coule a flot.

Le divorce existe mais il est très rare. De plus, l'homme ne peut divorcer et seule la femme en à le droit. 

La jeune épouse part habiter dans la famille de son mari. Mais elle conserve son nom et son appartenance au clan paternel. Maîtresse de la maison, elle garde à sa ceinture les clefs de la demeure et du coffre aux trésors. On attend d’elle un intérieur bien tenu, et des enfant nombreux et vigoureux.  

Casque viking

La mort

Et puisque nous avons abordé le thème de la naissance, voici non moins important celui de la mort.

S'il ne mourrait pas au combat, on raconte que les vieux vikings, à l'approche de la mort, quittaient la communauté pour s'isoler.

Les guerriers morts sur le champs de bataille étaient en revanche glorifiés, et les plus riches d'entre eux étaient soit déposés sur leur bateaux avec tous leurs biens (animaux, armes et... esclave souvent consentante) ; soit enterré avec ces mêmes biens avec leur bateau (ce qui explique les trouvailles de Gokstad et Oceberg dont vous pourrez lire les détails dans la page consacrée aux NAVIRES.

Enfin, les vikings de naissance plus modeste étaient enterrés sous un tumulus sur lequel pouvait être érigé une pierre.

Broche en or trouvée au Danemark et datée de l'an mil (Musée historique national de Stockholm)

Je fais une simple parenthèse pour en revenir à l'image du bateau-bûcher :

Le carnet de bord de l'arabe Ibn Fadlân (dignitaire montré héroïquement dans le film "Le 13ème Guerrier") raconte avec beaucoup de détails l'un de ces événements auquel il eut le privilège de participer, même s'il semblait en éprouver un certain écoeurement. Une jeune femme était appelée à "suivre" le guerrier mort dans l'au-delà et une volontaire était choisi. Sur le bateau, à quelques mètres du défunt, les amis de celui-ci pouvait lui rendre hommage en prenant sexuellement la jeune femme. Ensuite, une vieille femme, appelée l'Ange de la Mort, enserrait un collier de cuir autour de son cou avant de tirer tout en plongeant la lame d'un couteau dans le corps de celle-ci.

Morte, c'est ainsi qu'elle accompagnait le défunt. Et, cette scène eut réellement lieu en l'an 921 ou 922.

Aujourd’hui, les historiens ont tendance à nuancer cette « légende noire » des Vikings. Les redoutables Normands « Hommes du Nord » ont effectivement semé la terreur mais ce peuple de conquérants a également été à la source de législations et fondateur de nations.

Une série de découvertes archéologiques a révélé que les Normands étaient de grands commerçants, artisans et gouvernants.

Pierre runique en Östergötland, Suède

Les Vikings étaient avant tout des navigateurs. C’étaient de véritables explorateurs qui ont atteint des terres plus éloignées au nord et à l’ouest que tous les autres peuples européens avant eux.

Ainsi, ils ont établi une colonie sur la côte ouest du Groenland et ont gagné l’Amérique 500 avant Christophe Colomb.

Féroces, les Vikings l’étaient sans conteste. Mais, leur détermination et leur courage ont permis l’évolution d’un monde figé.

Ils ont apporté le feu et l’acier ainsi que leur ambition.

Il est indéniable que les Vikings ont changé la face du monde à tout jamais.

L’histoire des Vikings

Le terme « viking » correspond à une activité, non à un nom de peuple. Les jeunes avides d’aventures décidèrent de partir en « viking » c’est-à-dire d’organiser des raids.

Ces hommes venaient des pays nordiques : futur Danemark, Norvège, Suède. Mais, l’idée de nation n’existait pas encore.

Chaque clan était loyal à un chef local.

Ces peuples du Nord avaient cependant des points communs :

Le langage (le vieux nordique)

Le même panthéon avec des dieux comme Odin ou Thor

Une société divisée en trois classes : nobles guerriers, hommes libres et les esclaves

Comment et pourquoi ces peuples se sont-ils transformés en « Vikings ». Les historiens ne le savent pas exactement.

La pression démographique a sans doute joué un rôle ainsi que l’amélioration technique des navires.

Cependant, aucune de ces raisons n’explique vraiment cet exode.

Les premiers à quitter leurs terres furent les Suédois. Ils traversèrent la Baltique et pénétrèrent en Russie.

Les Danois s’intéressèrent à l’Angleterre et à l’Empire franc de Charlemagne.

Les Vikings de Norvège exploraient pendant ce temps des terres peu connues. Ils s’attaquèrent à l’Irlande et à l’Ecosse.

Vers la fin du Xe siècle, un hors-la-loi nommé Erik le Rouge navigua vers l’ouest et découvrit une terre qu’il baptisa Greenland.

En 1001, Leif Eriksson, fils d’Erik le Rouge, eu le premier contact européen avec l’Amérique alors qu’il débarqua près de la point septentrionale de Terre-Neuve.

Camp viking de l'Anse aux Meadows sur la côte de Terre-Neuve . By Dylanindustries . Licence

Cet exploit a couronné une saga pleine d’aventures et d’explorations. En un peu plus de deux siècles, les Normands avaient atteint Bagdad à l’est et le Nouveau Monde à l’ouest. Ce sont les premiers à avoir découvert l’Islande, le Groenland et le nord du continent américain.

 Les expéditions guerrières

En 844, les Vikings pillent la Galice, Lisbonne et Séville. En 859-862, ils ravagent les côtes du Maroc puis gagnent la Toscane.

De là, ils détruisent Pise et remontent jusqu’au Rhône, à Valence où ils sont arrêtés.

Charlemagne avait créé une défense côtière mais ses successeurs, en pleine guerre de partage de l’Empire, ne se soucient pas de la menace des pirates barbares.

A partir de 833, les Vikings découvrent la faiblesse des Carolingiens. Aussitôt, ils multiplient les expéditions. Rouen brûle en 841, Nantes en 843, Paris succombe en 845 et Tours en 853.

Détail d'un drakkar datant du IXe siècle, découvert avec le vaisseau d'Oseberg, près du fjord d'Oslo. By Mararie. Licence

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Les Vikings établissent alors des têtes de pont permanentes sur les embouchures de la Seine et de la Loire. Ils s’y installent et font de fréquents raids.

Toutefois, en 887, le carolingien Charles le Gros, est déposé. C’est Eudes, compte de Paris, qui est élu roi des Francs pour lutter contre les envahisseurs.

C’est en fait surtout la famine qui, en 892, chasse temporairement les Vikings de France.

De 834 à 850, les Vikings pillent les royaumes anglo-saxons. En 865, une immense armée arrive et occupe York en 866. De raid en raid, ils arrivent jusqu’à Londres en 871.

A la fin du IXe siècle, l’Angleterre est si dévastée qu’il ne reste plus rien à piller. Les Danois s’y installent et fondent le royaume viking d’York dans le Yorkshire.

Proue d'une réplique du vaisseau d'Oseberg, découvert en 1904, dans un tumulus funéraire du IXe siècle. By Mararie. Licence

Une société anglo-scandinave naît alors dans cette région que l’on appelle le Danelaw « loi danoise ».

C’est l’avènement du Christianisme qui va marquer la fin de l’ère viking. L’adoption de la nouvelle religion va peu à peu faire tomber la principale barrière entre les pays nordiques et le reste de l’Europe.

Dès la fin du IXe siècle, les rois scandinaves commencent à se convertir pour assurer leur légitimité et battre en brèche les chefs de guerre. Ils tentent également d’unifier leurs pays. A partie de 1016, la Norvège est unifiée.

Mais, ces nouvelles monarchies ressemblent vite à celles de l’Occident chrétien. Elles réduisent la turbulence des grands chefs de guerre.

La source du dynamisme viking se tarit au cours du XIe siècle.

 Le drakkar

Le drakkar (pluriel de dreki « dragon ») est le symbole de l’épopée viking. Cependant, tous les bateaux scandinaves ne sont pas ces grands navires de guerre, à la proue ornée d’une tête de dragon sculptée.

Détail d'un drakkar datant du IXe siècle

Robustes et rapides, capables de résister aux houles de l’Atlantique et de la mer du Nord, possédant un faible tirant d’eau qui leur permet de remonter les cours d’eau, les drakkars sont un véritable outil tactique.

Drakkar reconstitué. By Informatique . Licence

Mus à la rame, jusqu’à 30 rangs de rameurs pour les plus grands, ils sont symétriques, ce qui permet une très grande maniabilité dans les manœuvres.

Pourvus d’une quille, ils sont dotés d’une toile triangulaire (latine). On abaisse le mât pour aller à terre ou naviguer sur les fleuves ; on le redresse pour naviguer en pleine mer.

Proue décorée d'un drakkar . Viking Ship Museum, Oslo. By Informatique . Licence

Des répliques modernes ont montré que les drakkars dépassaient les dix nœuds à l’heure, soit presque 20 km/h. Ils pouvaient parcourir en moyenne 200 km par 24 h.

Les rois et les nobles de haut rang couvraient leurs plus beaux drakkars de riches décorations. Certains portaient des girouettes de bronze.

Un animal mythique orne le sommet de cette girouette du XIIe siècle, découverte en Norvège. Historiska Museet, Oslo. By Informatique . Licence

Les drakkars n’étaient pas les seuls bateaux. Les knarrs étaient des navires de transport très larges.

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28 août 2011

Varengeville

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Varengeville-sur-Mer est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Varengevillais.

Elle est connue pour son cimetière marin où sont enterrés entre autres Georges Braque, concepteur d'un vitrail de l'église, Georges de Porto-Riche, Albert Roussel et Jean Francis Auburtin (peintre).


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Tombe d'Albert Roussel

Toponymie

Le toponyme « Varengeville » date du Moyen Âge, pas d'attestation avant le XIe siècle sous la forme Waringivilla : « la ferme de Waringar », nom de personne germanique encore attesté en Seine-Maritime sous la forme Varanger et dans la Sarthe, notamment sous les formes Guéranger et Garanger.

Homonymie avec Saint-Pierre-de-Varengeville et Varangéville. 

 Histoire  

On voyait encore au XIXe siècle de nombreuses traces de fortifications au lieu-dit Le Câtelier, malheureusement disparue aujourd'hui et qui n'ont jamais fait l'objet de datations précises. Peut-être s'agissait-il de vestiges antiques. 

19 août 1942: les hommes du 4e Commando britannique de Lord Lovat débarquent sur la Yellow Beach et prennent la Batterie Hess et sa garnison. Ce sera le seul succès de l'opération Jubilee. 

 Héraldique  

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 Les armes de la commune de Varengeville-sur-Mer se blasonnent ainsi :

de gueules à une molette de huit rais d'argent ajourée d'azur, au chef aussi d'argent chargé d'un lion passant du champ.

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Église Saint-Valery de Varengeville-sur-Mer

L'église Saint-Valery est située au bord de la falaise, non loin du « câtelier » que les autochtones nomment « la tombe du petit doigt de Gargantua ». Les tombes du cimetière marin entourent l'édifice sauf du côté de l'abside.

le porche d'entrée date du xvie siècle et s'ouvre dans la nef sud.

l'église se compose en effet de deux nefs : la plus ancienne au nord date des XIIe et XIIIe siècles et est construite en silex, elle est couverte par une belle charpente caractéristique du style roman. L'autre nef, plus récente, est en style gothique et construite en moellons de grès, matériau que l'on trouve également dans la région. Il suffit de regarder la plage en contrebas pour apercevoir les gros blocs de grès échoués ici et là. Son emploi en architecture est plus tardif que le silex. Cette nef est couverte d'une charpente caractéristique du style gothique.

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le carré du transept ainsi que le triple chevet plat sont voûtés sur croisée d'ogives.

à l'intérieur de l'édifice, entre les deux nefs, on note le pilier-colonne polygonal, décoré de sculptures représentant une coquille Saint-Jacques (sans rapport avec le pèlerinage à Compostelle), des têtes de personnages dont certains coiffés à la mode Henri II, des rosaces, des blasons dont l'un porte un dauphin couronné et un soleil. Parmi les personnages figurés, l'un ressemble à un marin en train de vomir, l'autre à un chef indien, témoignages du voyage des Dieppois vers des terres lointaines.

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Un grand rhododendron bordant une clairière du Bois des Moutiers

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des vitraux modernes décorent l'édifice : ceux du maître-verrier Raoul Ubac et l'arbre de Jessé de Georges Braque. On trouve également des statues, dont celle de saint Valery de Leuconay, ainsi que son gisant au fond de l'édifice et des peintures dont une représentant Notre-Dame de Guadalupe et un tableau moderne de Michel Ciry.

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le cimetière marin

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Dalle funéraire (XVIIe siècle)

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Vitrail d'Ubac dans l'église Saint-Valery

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Tombe de Georges Braque

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Le Manoir d'Ango a été classé monument historique en 1862.

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Le Manoir d'Ango est une demeure Renaissance, situé dans la commune de Varengeville-sur-Mer, dans le département français de la Seine-Maritime, en région Haute-Normandie.

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Le manoir d'Ango est classé monument historique depuis 18622 sur la liste établie par Prosper Mérimée. De 1928 à 1976, il a été la propriété de Monsieur et Madame Hugot-Gratry qui ont activement contribué à la restauration du monument. Des écrivains comme Aragon, ou André Breton ont séjourné au manoir. André Breton y a notamment rédigé Nadja. Honoré de Balzac l'a mentionné dans son roman Sur Catherine de Médicis comme «  le splendide manoir d'Ango  »

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Jean Ango, armateur, gouverneur de Dieppe et conseiller maritime de François Ier le fit édifier par des artistes italiens de 1530 à 1544, à Varengeville . Le manoir a été sa résidence d'été jusqu'à sa mort en 1551. Il pouvait voir, de la partie est du bâtiment, entrer et sortir ses bateaux du port de Dieppe, ce qui n'est plus possible actuellement à cause des nombreuses hêtraies.

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Le colombier

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Sa façade est soigneusement appareillée en briques et silex et le célèbre colombier circulaire avec des décors géométriques polychromes est formés de bandes alternées de briques, silex, grès et calcaires, et couvert d'un toit à l'impériale, d'influence byzantine. Il contient 1.600 boulins, pouvant abriter jusqu'à 3.200 pigeons. Le droit de colombier étant un privilège de la noblesse, accordé à titre exceptionnel au puissant armateur Jean Ango.

Le bâtiment est formé d'un rectangle comprenant au sud la partie noble autour de la Cour d’Honneur. Les communs sont dans la partie Sud dont l'étage supérieur, au-dessus de la loggia décorée de fresques, était une galerie de réception.

Sur la façade sud de nombreux médaillons représentent François Ier, Ango, leurs épouses, et l'emblème de François Ier, la Salamandre, est sculptée dans les murs de l’aile Ouest.

Le manoir est ouvert aux visites d'avril à septembre.


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Le Bois des Moutiers est un parc de 12 hectares tout à fait remarquable comprenant : un manoir, des jardins, et un parc créé par Guillaume Mallet à partir de 1898 qui descend sur la mer. Il est notamment réputé pour ses rhododendrons géants. Le manoir a été construit dans le style Arts & Crafts par l'architecte anglais Sir Edwin Lutyens qui a, aussi, construit le palais du vice-roi des Indes à La Nouvelle-Delhi. Les jardins et le parc furent dessinés par la paysagiste anglaise renommée Miss Gertrude Jekyll, personnalité marquante du mouvement Arts and Crafts. Ils ont reçu les labels « jardin remarquable » et « monument historique ».

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Le jardin Shamrock est la plus grande collection d'hortensias au monde présentant plus de 1 000 variétés différentes. Cette collection est répertoriée par le Conservatoire français des collections végétales spécialisées (CCVS).

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Ce domaine de 12 hectares fut aménagé de façon à ce que la nature organisée et la végétation sauvage se côtoient. Rhododendrons, azalées et magnolias, pour lesquels le Bois des Moutiers est réputé, furent importés et naturalisés au milieu de la flore locale.

Le Bois des Moutiers est composé de trois parties : des jardins aménagés de style anglais, un vaste parc qui donne sur la mer et un manoir, lieu de vie du propriétaire. Le domaine est classé Jardin remarquable.

Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques1 depuis le 29 décembre 1978.

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Histoire 

  

En 1898, Guillaume Mallet devient propriétaire d'une vaste vallée donnant sur la mer. Il acquiert le site encore à l'état sauvage et, pendant près de quarante ans, il s’attache à créer un grand parc. Il confie l’aménagement des jardins à Gertrude Jekyll, paysagiste anglaise, et la construction de sa demeure à un jeune architecte britannique, Edwin Lutyens. Les deux artistes vont travailler ensemble pour élaborer une seule et même œuvre : « la maison a été dessinée pour regarder les jardins et les jardins ont été dessinés pour être regardés depuis la maison ».

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Aménagement du domaine 

Le manoir est construit selon le plan d'Edwin Lutyens dans le style Arts & Crafts. Ce style se caractérise par la volonté de redonner aux matériaux leur primauté, par un désir de créer des œuvres simples et uniques et surtout par un rappel : l’artisanat mérite son statut d’art. La maison du Bois des Moutiers est conçue comme une œuvre à part entière où chaque détail de ferronnerie ou d’ébénisterie a fait l'objet d'attention lors de sa réalisation.

La maison fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques3 depuis le 15 janvier 1975.

Les sept jardins réalisés par Gertrude Jekyll sont des espaces clos entourant la demeure. Lors de leur création Gertrude Jekyll travaille à mélanger les couleurs avec les odeurs afin de créer une atmosphère différente dans chacun des jardins. La nature acide du sol est propice à l’introduction d’espèces rares comme des rhododendrons de l’Himalaya ou des azalées de Chine. À l’arrière de la maison, Guillaume Mallet laisse à l'état sauvage le bois qui s'étend jusqu'à la mer.

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Ouverture au public 

En 1946, Guillaume Mallet et son épouse décèdent. Leur fils, Antoine Mallet, et sa femme héritent du domaine qui a subi de nombreux dommages pendant la guerre. L’ensemble de la famille se mobilise pour remettre le domaine en état. En 1970, la famille Mallet ouvre les portes de leur propriété au public. Le Bois des Moutiers est le premier jardin privé de France accessible à la visite. Il est très vite considéré comme un des plus beaux jardins de France et se voit classer Monument historique en 1978 avant d’obtenir le label Jardin remarquable. Depuis son ouverture, deux millions de personnes ont visité le parc.

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L’afflux de visiteurs a diminué ces dernières années et l’entretien des lieux est de plus en plus difficile à assumer pour Antoine Mallet, l'actuel propriétaire, qui envisage de mettre le domaine en vente sur le territoire anglais. Il est aujourd'hui incertain quant à savoir si le Bois des Moutiers restera ouvert au public dans les années à venir.


Histoire  


L'ambition de Guillaume Mallet  

En 1898, Guillaume Mallet devient propriétaire d'une vaste vallée donnant sur la mer. Il acquiert le site encore à l'état sauvage et, pendant près de quarante ans, il s’attache à créer un grand parc. Il confie l’aménagement des jardins à Gertrude Jekyll, paysagiste anglaise, et la construction de sa demeure à un jeune architecte britannique, Edwin Lutyens. Les deux artistes vont travailler ensemble pour élaborer une seule et même œuvre : « la maison a été dessinée pour regarder les jardins et les jardins ont été dessinés pour être regardés depuis la maison »2.

Aménagement du domaine  

Le manoir est construit selon le plan d'Edwin Lutyens dans le style Arts & Crafts. Ce style se caractérise par la volonté de redonner aux matériaux leur primauté, par un désir de créer des œuvres simples et uniques et surtout par un rappel : l’artisanat mérite son statut d’art. La maison du Bois des Moutiers est conçue comme une œuvre à part entière où chaque détail de ferronnerie ou d’ébénisterie a fait l'objet d'attention lors de sa réalisation.

La maison fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques3 depuis le 15 janvier 1975.

Les sept jardins réalisés par Gertrude Jekyll sont des espaces clos entourant la demeure. Lors de leur création Gertrude Jekyll travaille à mélanger les couleurs avec les odeurs afin de créer une atmosphère différente dans chacun des jardins. La nature acide du sol est propice à l’introduction d’espèces rares comme des rhododendrons de l’Himalaya ou des azalées de Chine. À l’arrière de la maison, Guillaume Mallet laisse à l'état sauvage le bois qui s'étend jusqu'à la mer.

Ouverture au public 

En 1946, Guillaume Mallet et son épouse décèdent. Leur fils, Antoine Mallet, et sa femme héritent du domaine qui a subi de nombreux dommages pendant la guerre. L’ensemble de la famille se mobilise pour remettre le domaine en état. En 1970, la famille Mallet ouvre les portes de leur propriété au public. Le Bois des Moutiers est le premier jardin privé de France accessible à la visite. Il est très vite considéré comme un des plus beaux jardins de France et se voit classer Monument historique en 1978 avant d’obtenir le label Jardin remarquable. Depuis son ouverture, deux millions de personnes ont visité le parc.

L’afflux de visiteurs a diminué ces dernières années et l’entretien des lieux est de plus en plus difficile à assumer pour Antoine Mallet, l'actuel propriétaire, qui envisage de mettre le domaine en vente sur le territoire anglais. Il est aujourd'hui incertain quant à savoir si le Bois des Moutiers restera ouvert au public dans les années à venir.

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La maison du douanier de Varengeville, Claude Monet , 1882

Personnalités liées à la commune 

Jean Ango (Jehan Angot), (1480-1551), armateur et navigateur

Jacques-Antoine Danois (1780-1857), grognard de la Grande Armée, né à Varengeville, inhumé au cimetière marin

Claude Monet (1840-1926) a peint plusieurs paysages de Varengeville

Jean Francis Auburtin (1866-1930), peintre, décédé à Varengeville

Albert Roussel (1869-1937), inhumé au cimetière marin

Georges de Porto-Riche (1849-1930), inhumé au cimetière marin

Georges Braque (1883-1963), inhumé au cimetière marin

Paul Nelson (1895-1979), architecte, inhumé au cimetière marin

Raphaël Salem (1898-1963), mathématicien, inhumé au cimetière marin

Michel Ciry (1919- ) artiste vivant et travaillant à Varengeville

 Le Presbytère

le presbytère 

La maison du douanier de Varengeville, Monet, 1882

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27 août 2011

Manoir d'Auffay

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Le manoir d'Auffay à Oherville

Département de ce petit patrimoine : Seine Maritime

. Il s'agit du Manoir d'Auffay, situé dans la hameau du même nom. A l' origine se trouvait une 

installation castrale des 11e-12e siècles dont témoigne la motte à proximité du logis, qui a 

appartenu jusqu' au 17e siècle à la famille d' Houdetot. Ce sont sans doute Jean d' Houdetot 

(mort en 1492) et son fils Guillaume (mort après 1524) qui ont bâti l' actuel manoir. Le logis 

date de la seconde moitié du 15e siècle, et a été modifié à la Renaissance (notamment pour le 

vestibule). Quelques travaux (façade méridionale) sont l' oeuvre, vers 1900, de l' architecte Janet.

 Le logis se compose d' un massif rectangulaire flanqué de deux tours d' angle et d' une tourelle

 polygonale au centre de la façade nord, et en façade sud d' une tourelle au sud-ouest. 

La construction se caractérise par une succession de lits alternés de briques, pierre calcaire

 et silex composant un riche décor. L' ensemble présente un aspect fortifié (fossés et petites 

ouvertures) du côté nord, qui vient en opposition avec une façade méridionale où le décor de la

 fin du 15e et du 16e siècle s' impose. Le plafond à caissons du vestibule, daté de 1553, est 

attribué à Jean Goujon. Le domaine comprend également un colombier de même style et une motte 

castrale encore ceinte de son fossé.

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Au-dessus de la vallée de la Durdent, le hameau d’Auffay-la-Mallet (à ne pas confondre avec la ville

 d’Auffay) abrite un joli manoir datant de la fin du XVe siècle.

Une installation castrale des XIe et XIIe siècles se trouvait là comme en témoigne une motte. Ce sont

 vraisemblablement Jean d'Houdetot (mort en 1492) et son fils Guillaume (mort après 1524) qui ont bâti 

l'actuel manoir qui a appartenu à leur famille jusqu'au XVIIe siècle.

Au nord, la construction prend l’aspect d’une forteresse avec deux grosses tours cylindriques qui

 l’encadrent, une tourelle d'escalier polygonale, des mâchicoulis à l'étage, des canonnières à la base 

des tours, et des douves. Elle est complétée par une tourelle au sud-ouest. Des transformations au XVIe 

donnent un aspect Renaissance au manoir. On le remarque surtout en observant les ouvertures de la façade, côté sud. L’aspect cauchois se révèle avec l’appareillage de brique, de silex taillé blond et noir, de grès,

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 disposés en damiers ou à bâtons brisés, offrant un décor polychrome particulièrement original et esthétique. 

A l’intérieur, le plafond à caissons du vestibule (1553) est attribué à Jean Goujon.

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Vers 1900, l’architecte rouennais Emile Janet entreprit des travaux sur la façade méridionale. En 1992, 

d’autres travaux de restauration ont été réalisés.

Le colombier qui jouxte le manoir comprend 1470 boulins . Il abrite le "Musée des colombiers Cauchois".

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Le manoir a été utilisé pour le tournage de certaines adaptations télévisées des nouvelles de Maupassant.

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Le manoir : inscription MH par arrêté du 2 février 1932 

Le colombier, la motte castrale et son fossé : inscription MH par arrêté du 6 septembre 1996


Résidence privée - Visites l’été, lors des journées du patrimoine. 

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